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3* Année.

25.

Octobre 1893

J

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i_ i isr ivjr e:

« J'ai vu Dieu, j'ai vu son passage et ses « traces, et je suis demeuré saisi et muet d'admi- « ration. Gloire, donneur, louange inûnic à « Celui dont l'invisible bras balance l'univers et s en perpétue tous les êtres. » Linné.

L

I

i

LANTES

REVUE ILLUSTRÉE ET BI-MENSUELLE DE BOTANIQUE

ORGANE DE L'ACADEMIE INTERNATIONALE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE

DIRIGEE PAR

M. H. LÉVEILLÉ

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M. E. Monno\ ' ; J ;n-.»hins. Ll Mo» S&rthe . Fl*l

ire mi «lu i** janvier de chaque année.

seront considérées comme réabonnées.

i. ; icli loil ôtre adressé à M. H. LÉVEILLÉ.

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Le» Auteurs qui t des tirages à part de leurs Articles pourront

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3e Année.

25

1er Octobre 1893.

LE MONDE DES PLANTES

REVUE ILLUSTRÉE ET BI-MENSUELLE DE BOTANIQUE

Médaille scientifique internationale

PROMOTIONS

Par décision en date du 23 Août sont promus dans la Médaille scientifique internationale, au troisième degré (médailledebronzc) :

MM. BOCQUILLON-LIMOUSIN

Luigi Bonui \V. J. Beal Cornu Dangeard

Bon HlSiNGER

He.nriqles

LlSBOA WlIEELER

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Le Gendre

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Is. Baleour G. Beck Bettany Dawson

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P. h di i isioD on date du 24 Aoùi :

i:i n. laillc obtenue seule est aui trais du médaillé; les

an 1 1 itel de vermeil, mais non eTor) sont ofler-

l'.n l'Académie lors des promotions du 3e au 2* ou au

i

r r décision en date du 25Aoûl :

M. .1. Christian l!w des Jardins botaniques du Missouri, à S inl-Louis Missouri), est nommé Associé libre de l'Académie.

Durant l'année 1893-1894 le M onde des Plantes offrira comme prime à ses abonnés au prix de 1 fr. la pièce des images peintes sur mica par des artistes indiens et représentant des monuments, types, ;inim;iiix, fleurs ou scènes de l'Inde.

I' plus, le 1" janvier "et le 1er juillet de chaque année une Curiosité indienne d'une valeur d'au moins 20 francs sera tirée au suit entre les abonnés de la Revue.

BOTANIQUE PURE

GEOGRAPHIE

Supplément aux Onagrariées de la Chine

Les points suivants du littoral chinois, Hong-Kong, Amoy,

Shang-hai, Tché-fou dans le Chan-tong, les forts de Tà-Kou et

l n-tsin dans h' Pé-lché-ly, que j'ai explorés avec soin pendant

1860 à 1863, ne sont pas riches en espèces d'Onagra-

et cette pauvreté môme est un fait qui mérite d'être signalé

;'i l'attention des botanistes. Je n'ai en effet rencontré dans mes

nombreuses excursions que deux plantes du genre Trapa, dont j'ai

établi l.i Synonymie et la dispersion géographique dans mes

( I utionsà la flore d<- la ( , . Je me borne à reproduire

ici ce que j'ai déjà écrit à leur sujet.

Trapa natans]..; 0. Debeaux Florulc du Tché-fou, p. G2

3

(1877); Maximow. Prim. flor. amur. 273; Regel Tentam. fl. ussur. 60 ; Sinice Ling.

Hab. Les mares d'eau douce ou saumâtre au milieu des dunes delà baie de Foû-chan-yen près de Yan-tai, dans la province du Chan-tong. Remarqué aussi dans quelques bassins au milieu des jardins à Yan-tai près du Tché-fou.

Ar. gêog. : Europe Asie bor. occid. et orient., Russie arcti- que, Astrakan, Uralsk, Caucase, Sibérie altaïque, Baikalie Provinces de l'Amour et de l'Ussuré Chine (prov. de Chan-tong et de Pé-tché-ly.)

Trapa bicornis Lin. fil. Suppl. 128 ; De Cand. Prod. regn. veget. III, p. 64; 0. Debeaux, Floride de Shang-hai, p. 31. 0. Chinensis, Loureiro Flora cochinch. 109; Sinice: Ling, Ling-Koû.

Feuilles entières carrées, subdentées; fruits d'un brun fauve, à deux cornes, celles-ci opposées épaisses, obtuses, recourbées au sommet.

Hab. Province du Kiang-Sou, dans le fleuve Whang-pôo, en remontant ce cours d'eau vers Kiang-Sing-fou ; le lac Tai-hôo, cette plante croît en si grande quantité qu'elle y gêne la naviga- tion. Les fruits frais sont apportés sur le marché de Shang-hai pour servir à l'alimentation.

Ar. gèog. : Chine (prov. de Koûang-tong, Tché-Kiang, Hoû-pé, Kiang-Sou, etc.) Fréquemment cultivé autour de Shang-hai.

0. DEBEAUX.

i

Notes sur la flore de Coonoor (suite

II. - TAILLIS ET BROUSSAILLES

G Plante grimpante. (A) Arbrisseau. (P) Petites plantes, herbes, plantes annuelles, etc... (L Lianes.

71

7 i

slrus paniculala ' nalis (jouriana Hipl ablola

Impatiens cuspidala

Willd. Hook. Gaert. W. Cl A.

c.oiio espèce esl réunie a VHatifolia <)ans la Flore de Hookcr mais j';d com paré les deux plantes vivan- tes cl il ne saurait y avoir de doute que ce sont deux espèces diflércnles.

Voyez la noie sur 17. cus- pidala. Racines tubéreuses, -

trouve sur les roches lui

milles

i s riche en balsamines; on n'y trouve que C, espèces; mais

esl très largement représenté sur le versant occidental.

fruli' lalilblia

i ingii

n c. Linn.

Pamb.

3

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si

s:

ilica

--nia arillala i»rclia opposilifolia ihanùi hernandifol i Toadalia aculcal i i imfctla rhomboidea Vilis lanccolaria Zanthoxylum lelrasper- in'iiii •nia malabarica 1 ilpinia sepiaria 1 ilaria barba ta

mil

la

i1 modium rufescens bc dpe

: Dumasia vill( Dunb iria ferruginca i : indica

I.mn.

A. Il y a 1res peu d'indivi tins '.le celle espèce ;i Coo noor.

Il.im.

A.

Brong

i.

!..

Walp.

G.

L.

Jacq.

\.

Roxb.

(i.

W. et

A.

C.

Lamk.

A. Bords dos ruisseaux.

Roxb.

G.

Grah.

A.

w. el

A.

A.

Grah.

L.

D< -

A.

D 1

p.

Linn.

G. Légume comestible.

I> c.

G.

W. et

A.

G.

Audr.

P. Fruil comestible mais insipide.

5

9G

Heraeleum Sprengclia-

nu m

W. et A.

P" Bords des petits ruisseaux

97

Hydrocotylc conferla

Wight.

P.

98

rotundii'olia

Roxb.

P.

99

Parochetus communis

Hamilt.

P. Bords des petits ruisseaux.

100

Passsiflora Leschenaullii

D C.

G Appelé a Bats wing » clim- ber. aile de chauve-souris à cause de la forme des

feuilles.

101

Rubus ellipticus

Smith.

Wild raspberry. Framboisier 1 sauvage, fruit jaune .

102

Iasiocarpus

' fruit comestible, fruit rouge.

103

Shutcria vestita

W. et A.

1 G-

10 i

Sonerila speciosa

Zenk.

P. Roches humides.

105

versicolor

' Wight.

P. Dans les lieux très ombra

106

Adonostcmma viscosum

Fors t.

ges. P-

107

Ageratum conyzoides

Linn.

A.

108

Zenneria Hookeriana

Ara.

G.

109

Cnicus Wallichii var.

Wighlii.

D C.

P- Racine comestible.

110

Carissa raacrophylla

Walt.

L. Donne dit-on, la gomme élastique.

111

Embelia ribes

B'.irm.

L.

112

Galium rotundifolium

Linn .

G.

113

Hedvotis stylosa

Br.

A.

114

Jasminum cordifolium.

Wall.

L.

115

Knoxia corymbosa

Willd.

P.

11(5

mollis

W. et A.

P.

117

Lapsana communis

Linn.

P.

118

Maesa indica

Wall.

A.

119

Ophiorhiza sp.

P.

1-20

Pavetta brcvitlora

D C.

A.

1-21

Picris hioracioidos.

Linn.

P.

122

Psvchotria congesta

W. et A.

A.

123

Lasianthus venulosus

Wight.

A.

124

Rubia cordil'olia

Litin.

G.

125

Veleriana Arnottiana

Wight.

P.

126

Achyranthcs aspera

Linn.

P.

127

Argyreia hirsuta

Arn.

G. Croît partout.

128

Asystasia coromandalina

Nées.

A.

129

Bràchylepis ncrvosa

W. et A.

G.

130

Ceropegia elegans

Wall

G.

131

Christisonia neilgherrica

Gardn.

P. Parasite sur les racines des arbres.

132

Coleus malabaricus

Denth.

P.

133

Cynanchum alatum

D. S. et A.

G

134

Clematis smilacifolia

Wall.

G. Rare.

135

Cynoglossum furcatum

Wall.

P.

136

Gardneria ovata

Wall.

G.

137

Gymnema sylvestre

Br.

G. Cette plante renferme un

alcaloïde qui a la propri- été singulière de paralyser la langue et de lui retirer entièrement le sens du goût.

138

hirsutum

W. et A.

G.

139

Drcgea volubilis

Bcnth.

G. Hoya à fleurs vertes.

140

Letlsomia elliptica

Wight.

G.

141

Leucas suffruticosa.

Benth.

P.

G

141

Plectranthus Wightil

Penth.

P.

143

Pogostemon Patchouli

Pelle.

A.

Plante à Parchouli.

ni

speciosua

Benlh.

P.

148

Sculellaria violacea

Heyne.

P.

146

Solatum denticulatum

Bl.

P.

117

ferox

I.inn.

A.

lis

giganteum

Jacq.

A.

un

verbascifolinm

Lion.

A.

150

Wighlii

Nées.

P.

Capsule explosiUr.

151

Strobilanlhes aeuminatus

T. Andcr.

A.

152

nispidalus

A.

1o3

foliosus

A.

154

Heyneanus

Nées.

A.

I5S

luridus

Wight.

A.

156

Prrrollotianus

Nées.

A.

157

Scxcnnis

A.

156

Paleohampia velutina

Wt.

G.

159

Dorstenia indica

Wall.

P.

it>o

Elatostcma sp.

P.

161

Exœcaria Agalloch

Linn.

A.

Peu commun.

162

Ficus macrocarpa

Wight.

G.

103

Girardinia hctcrophylla

Dcne.

P.

Orlic des Nil^iris. Nilgiri Neltle. Fibres solides.

ICI

Gnclum scandons

Roxb.

G.

Plante grimpante énor- ne. Fruit comestible.

Ifô

Pcperomiarcflexa

A. Diclr.

P.

Sur les arbres et les rochers.

166

Phyllanthus Macraci

Hoell.

P.

107

Pilea trinervia

Wt.

A.

les

Piper brachyslachyum

Wall.

G.

Feuille de bétel sauvage.

168

Scbmidlii

Hook. f.

G.

17(1

Pouzolzia licnnolliana

Wt.

P.

171

Humcx Depalensia

Spr.

P.

{A suivre)

Cil. GRAY.

Comment j'ai trouvé le Polemonium cœruleum Linn. dans les montagnes de Pékin

Suivant exactement la piste du chien, il arrive droit sur moi : en un instant je suis debout et lance à tout hasard un coup de bâton qui heureusement n'atteint que le buisson voisin. L'ours n'attaque pas l'homme, dit-on, quand il n'est pas blessé, et c'est fort heureux car je n'étais nullement préparé à pareille visite n'ayant pour toute arme offensive ou défensive que ma canne à la main et mon couteau dans ma poche. Mon ours donc ne jugea pas à propos de m'attaquer, soit effrayé par la vue du grand bipède qui venait de se dédoubler devant lui, soit qu'il craignit de sortir de l'obscurité de son bois pour se mettre au grand soleil. Nous nous regardâmes un bon moment dans le blanc des yeux; il poussa alors un grognement significatif en me montrant un râtelier garni de crocs superbes, puis..., se retira d'un ou deux pas. Je fis de même, et beaucoup plus, car je gagnai le milieu de la clairière, lui restant à la lisière du bois et suivant tous mes mouvements. Je restai un bon moment, appelant à plusieurs reprises mon troisième chien, le plus brave et le plus fort des trois, dont je regrettais bien l'éloignement. Rien ne venant ni ne répondant, j'allais continuer h m'éloigner pour regagner la route ou sentier de Pékin, lorsque j'entends dans la partie haute du bois d'où j'étais parti un bruit considérable de branches froissées, puis quelques grognements sourds, puis un cri d'animal en détresse comme une bêle qu'on étrangle et qui perd le souffle et la vie. Je n'eus pas de doute que mon troisième chien ne fût la victime de la lutte : les braves bêtes ayant éventé sans doute un couple d'ours auront été poursuivies chacune de son côté. On sait l'histoire du premier; j'entendais maintenant l'histoire du second.

Je continuai ma route; j'entendis encore pendant quelque temps mon ours d'en bas frôler les branchages sur la lisière du bois qu'il n'avait pas quittée; puis je m'éloignai de cet endroit fatal. Je dois avouer que je n'eus pas le reste de la journée la

8

même ardeur qu'auparavant pour quitter le sentier battu et explorer les fourrés et halliers.

Mais non loin de j'eus une consolation qui me fit bientôt oublier l'ours et mon chien perdu. J'étais arrivé à un endroit deux ruisseaux de montagne se réunissaient au milieu d'une petite clairière herbeuse. C'est que je vis, croissant à profusion sur les rives des ruisseaux, une vraie « débauche » de Polemonium cœrulcum. Jamais je n'oublierai ce ravissant spectacle, ces ruis- seaux aux eaux claires et limpides littéralement bordés de plan- tureuses touffes de Polemonium aux belles fleurs bleues; tout cela au milieu d'un délicieux petit vallon de montagne tout frais et tout verdoyant.

Je ne poussai guère mon excursion plus loin : j'étais du reste dans un endroit d'une richesse extrême en fleurs, et j'eus bientôt fait une belle moisson. Je ne vous en citerai que quelques-unes :

Convallaria maïalisàe Cand., le Muguet de Mai ; Aquilcgia vulgaris Linn., qui se trouvent tous les deux aussi en abondance dans les vallons près des Trappistes. Corydalis buibosa de Cand; Allium vicioriaîe Linn. Smilacina bj/blia Desf.

Cerasus padus de Cand; toutes plantes européennes et fran- çaises, prouvant ce qui a déjà été constaté par M. l'abbé David que la flore du nord de la Chine a de très nombreux traits de ressemblance avec la flore de France et d'Europe. Le Paris quadrifolia de nos pays est remplacé ici par le Paris JicxaphyUa Cham, mais a le même aspect général.

Je cueillis encore le long des ruisseaux le Syringa villosa Vahl., beau Lilas à grandes feuilles épaisses; Smilacina japonica A. Cray; Asparagus IricJiopInjUus Bungc Ranuneulus ternatvs Thunb. ; Polenlilla flagellons Lehm et verticillaris Stcp.; et enfin et surtout la plus belle et la plus curieuse des Orchidées des montagnes de Pékin, le magnifique Cypripedium macranthum Swartz, avec son grand labelle pourpre en (orme de sabot.

Cette excursion ne fut pas sans m'enrichir de plusieurs «espèces nouvelles », qui ont été déterminées et publiées depuis par

9

M. Franchet, du Muséum de Paris. (Voir le Journal de Botanique, nos (ju |er et |0 septembre 1890.) Ce sont : Thaliclrum macro- rynchum Franck, sp. nov. ; Chrysosplenium villosum Franch. sp. nov. ; Polygonatum platyphyllum Franch. sp. nov., de la section des Periballanthus, caractérisée par ses deux larges bractées florales.

Au retour je n'eus garde d'oublier de faire une moisson de Polemonium pour en orner la chapelle des P. P. Trappistes; c'était le mois du Sacré-Cœur, et je tenais à honneur d'orner l'autel du produit de mes herborisations, comme je l'avais fait pendant le mois de Marie. La question ici était de les faire arriver fraîches à desti- nation. La bonne Nature m'en fournit un moyen aussi original que peu coûteux. Un peu partout dans la montagne croissait une belle espèce de Fougère, dont je ne puis malheureusement vous dire le nom. Elle pousse en touffes, étalant ses frondes en cercle parfait et laissant un vide au milieu, comme YAsplenium nidus: seulement ici les frondes sont droites et très finement et élégamment décou- pées. Je coupai plusieurs de ces touffes au col de la racine, et j'eus ainsi plusieurs vases naturels je posai mes Polemonium, les trempant de temps en temps dans l'eau que je rencontrais. Mes plantes arrivèrent ainsi bien fraîches, et firent l'ornement de la chapelle durant plusieurs jours, de concert avec les branches fleuries des Deutzia parviflora Bunge, Deutzia yrandiflora Bunge, et Philadelphus coronarius Linn, qui croissent en abondance dans les haies et sur les collines aux environs des Trappistes.

En retournant au monastère, j'avais déjà préparé mon « speech » pour annoncer au P. Prieur comme quoi son meilleur gardien avait glorieusement perdu la vie en sauvant la mienne, lorsque, en entrant dans la cour, la première chose que je vois, c'est mon fameux chien faisant sa sieste au soleil. Je cours à lui : pas de blessures graves, quelques égratignures aux pattes, des traces de pointes de crocs sur son collier de cuir. Mais alors quel est donc l'animal dont j'ai entendu le râlement? si l'ours n'a pas étranglé le chien, c'est donc le chien qui a étranglé l'ours! Cependant il me semble bien qu'un chien n'est pas de taille à lutter seul avec une t. m. 1*

10

bête comme celle que j'ai vue quasi nez à nez. L'explication qu me semble la plus plausible, c'est que mes chiens seront tombés sur une femelle avec ses petits déjà grand. Iris niais non adultes. Pendant que la mère poursuivait l'un des chiens, l'autre se sera colleté avec l'un des petits oursons et lui aura fait pousser les cris de détresse que j'ai entendus dans le bois. C'aurait été le cas de repartir le lendemain bien armé pour faire la preuve; mais j'étais seul, fatigué, etc. ; bref, je n'ai jamais su le lin mot de l'histoire. Seulement, dans mon Herbier, j'ai libellé mes spécimens de Polemonium cœruleum : « 14 juin 1888, Col Saint-Michel, mon- tagnes des Trappistes de Pékin), le jour j'ai rencontré l'ours. »

II' :i -ls Qg,

(5 Mai 1893

Em. B0DIN1ER. provic. iiposi. du Kouy-tchéou.

Excursions botaniques et herborisations dans le bassin de l'Argens ,Var) (suite)

Mcdicago Gerardi "Willd. Fruit presque entièrement velu, couvert d'aiguillons crochus, plus espacés entre eux que ceux des espèces minima ou maculata; stipules très profondément divisées; fleurs jaunes, petites, réunies par groupes dont le nombre varie de 1 à 4. Echantillon assez rare, récolté à la villa Carreou, à droite du chemin qui conduit à la ferme des Escavaratiers. (Puget- sur-Argens, le 1er juin 1893.)

Ononis Columnœ Ail. Lotée à carène repliée en bec sur les étamines et le pistil; Heur jaune sans pédoncule; calice approxi- mativement égal à la corolle et ne dépassant pas le fruit. Cette espèce d' Ononis abonde le long de la voie ferrée, depuis Fréjus jusqu'à Saint-Raphaël et au delà; récoltée le l"r juin 1893 entre ces deux stations, près des ruines de la Porte dorée.

Ononis Spinosa Linné. Lotée à fleur rose; tige souvent verticale ou dressée; feuilles de faibles dimensions, entières, poilues, un peu visqueuses comme celles de certaines espèces de silènes;

11

calice ne dépassant pas le fruit. Récolté à Aire-Belle, le 1er juin 1 893. (Puget-sur-Argens).

Trifolium montanum Linné. Fleurs blanc rosé ; les ner- vures secondaires des folioles sont très peu saillantes, presque imperceptibles à l'œil nu; les folioles elles-mêmes sont étroites, allongées, glabres à la partie supérieure, poilues à la partie infé- rieure. Récolté a Roquebrune, le 1er juin 1893, au pied du Rocher de Roquebrune, à cinq cents mètres environ de la rive droite de l'Argens.

Trifolium ekgans Savi. Fleurs roses, tige glabre, sans racines adventives comme chez le T. repens ; folioles ovales; stipules longues et aiguës. Récolté au Puget-sur-Argens, chemin de Carreou, le 25 avril 1893.

Trifolium procwnbcns Linné. Étendard portant un certain nombre de stries très apparentes; fleurs jaune soufre ou d'une couleur exactement comparable à celle de la fleur d'immortelle; foliole terminale rarement non pédiccllée; style notablement plus court que le fruit. Récolté sur la lisière du bosquet de Vaucouleurs, Puget-sur-Argens, 18 mai 1893.

Trifolium glomeratum Linné. Tige et calice glabres; capi- tule en quelque sorte sessile puisqu'il est dépourvu de pédoncule; feuilles dentées; fleurs d'un blanc rosé. Récolté entre Fréjus et le Puget, sentier de Sumian, tout près de la grande ligne du chemin de fer, 1er juin 1893.

Silène noctiflora Linn. Pétales divisés jusqu'au milieu du limbe; calice à 10 nervures, couvert de poils; fleurs roses. Cette espèce de silène est assez rare, et je ne l'ai rencontrée qu'en un seul endroit, sur mon parcours, à environ 1 kilomètre de la bastide de Sumian, non loin du béai de Fréjus, et dans un petit champ croissent en abondance des silènes de France, le 17 mai 1893.

Silène Gallica Linné. Pétales très finement dentés; étamines à filets velus, fleurs roses, plante visqueuse. Récolté à Fréjus, en face de la route de Bagnols, 4 juin 1893.

{A suivre) Marius CAPODURO

12

Expérienoes faites à 60 oentimètres de profondeur dans le sol

pendant le mois de Mai 1898 au moyen d'un thermomètre pour établir

les degrés de la chaleur du sol. (Pondichéryi Inde.

JARDIN

JARDIN

1

JARDIN

DATES

COLONIAL

NRLUTOPB

COLONIAL

NBl I.ITOPE

COLONIAL

NELL1TOPF.

1

31

30 1/2

31

30 3 1

31

30 3/4

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30 3 i

31

31

31

31

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30 3/4

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31

31

30 3 1

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A. SADA

13 ORGANOGÉNIE

La cyme M m

La cyme axillaire est caractérisée par sa formation latérale au sein d'une bractée commune qui très souvent ne diffère en aucune manière des autres feuilles caulinaires.

Le mécanisme de son évolution est absolument identique à celui qui différencie la cyme terminale, et la limite qui sépare les deux processus réside plutôt dans le mode d'accroissement de la tige que dans l'inflorescence elle-même. Lorsque la cyme est terminale, la tige se trouve arrêtée daus son élongation par la première fleur, qui continue sa direction ; au contraire, lorsque Taxe florigère est latéral, la tige primaire est indéfinie, et ne cesse de produire des feuilles par son extrémité, jusqu'à ce que ses réserves nutritives soient épuisées, et que ses éléments n'aient plus, en quelque sorte, la force de proliférer.

Il y a une différence minime et très secondaire. Aussi, je n'aurais pas eu l'idée de faire de la cyme axillaire l'objet d'un article spécial si je n'avais été amené à constater dans ce mode d'inflorescence des irrégularités qui sont parfois assez importantes pour lui faire perdre, en apparence, ses caractères.

Ces irrégularités sont évidemment dues à l'insertion latérale du pédoncule commun, faisant fonction d'axe primaire; elles consistent le plus ordinairement dans l'avortement des supports cylindriques des fleurs. Je n'en citerai qu'un exemple, très caractéristique, et suffisant pour donner une idée des autres cas qui peuvent se ren- contrer.

On sait que chez les Labiées la lige est indéfinie, c'est-à-dire, seulement arrêtée dans sa croissance par un avortement du bourgeon terminal; que, de plus, les feuilles sont opposées en croix, et donnent chacune naissance dans leur aisselle à un petit groupe de

(1) Suite, voir Tome II page 308.

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fleurs dont l'ensemble est le plus souvent considéré par les descrip- teurs comme un semi-verticille.

Et c'est en effet L'apparence qu'offrent la plupart des espèces, comme on peuten juger par l'inflorescence axillaire que représente la fig. A, et qui a été prise sur un individu de Galeobdolon luteum. Si l'on étudie plus attentivement .cette inflorescence, que j'ai repré- sentée de préférence sur le point dr s'épanouir, on peut constater qu'elle se compose de neuf fleurs, dont huit disposées symétrique- quement quatre par quatre des deux côtés de la neuvième ; ces neuf fleurs sont plus ou moins développées, la médiane étant de toutes la plus avancée.

De plus, comme le montre le schéma /?, l'inflorescence ne com- prend que huit bractées, lesquelles sont rayonnantes. On ne saurait considérer la feuille qui a de son aisselle donné naissance à tout le système comme la bractée-mère de la fleur médiane, car on aurait ainsi une inflorescence alterne, ce qui ne s'accorde guère avec le caractère nettement opposé de la foliation. La fleur médiane devient plus logiquement la réelle terminaison de l'axe florigère substitué, dans la cyme axillaire, à la tige de la cyme terminale. Reste à expliquer la disposition des fleurs latérales, qui, ayant toutes une bractée à la base, bractée qui manque sous le calice de la fleur médiane, peuvent être indifféremment considérées comme des productions terminales ou comme des productions axillaires, selon la place qu.'on assigne aux avortements.

Car il faut supposer des avortements, puisque nous n'avons pas les éléments suffisants pour trouver dans l'inflorescence du Galeob- dolon une cyme dicholome régulière.

Si l'on considère les fleurs latérales comme terminant organique- ment l'axe très réduit qui les porte, il faut supposer, à la hauteur de chaque bourgeon floral, l'atrophie complète des fleurs ou des rameaux axillaires, et la déhiscence des bourgeons s'opérant sui- vant une seule ligne longitudinale.

Si au contraire on regarde ces fleurs comme des productions les unes apicales, les autres axillaires, et si l'on prolonge par la pensée leurs pédicelles, on obtient le schéma C, dans lequel l'axe

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primordial terminé par une fleur donne naissance à deux rameaux qui se terminent encore par une fleur naissant de deux bractées, l'aisselle de chacune d'elles produisant une fleur ou un rameau; ce rameau se termine par deux fleurs et une seule bractée, l'autre s'atrophiant. On a ainsi l'emploi des huit bractées et des neuf fleurs.

Fig. A. Geleobdolon luteum, Cyme axillaire. Fig. B. Le même. Schéma de la disposition des (leurs, et des bractées sur la base dilatée du pétiole. Fig. C. Le même. Schéma théo- rique de l'inlloresceiice axillaire, en supposant les axes développés. Fig. D. Glechoma hede- racea. Schéma de la cyme axillaire.

Il est évident qu'il ne faut pas tenir compte de la disposition des bractées qui, après leur complète évolution, se trouvent déjetées en dehors par suite de la situation axillaire de l'inflorescence.

On pourrait établir plusieurs hypothèses intermédiaires, en reportant l'atrophie soit aux bractées, soit aux fleurs terminales, soit aux fleurs latérales. Mais, selon moi, il est un fait hors de conteste, c'est que cette inflorescence, malgré l'avortement des

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pédoncules, est une cyme; le développement de la fleur médiane précédant le développement des autres, la position symétrique des

fleurs latérales, l'absence de bractée à la base de la fleur centrale me paraissent militer en faveur de cette opinion.

Elle est d'ailleurs appuyée par ce fait qu'on retrouve la cyme nettement évoluée chez d'autres espèces, par exemple, chez le Gkchoma hederacea (fig. D), dont les axes florigères sont suffi- samment développés pour livrer le secret de leurs relations.

A. ACLOQUE.

BOTANIQUE APPLIQUÉE

INDUSTRIE

Sur l'emploi du bois de Cocotier

Malaisic, le 7 Juillet 1S93

Monsieur le Directeur,

Dans les numéros 10 et 12 de votre estimable revue, vous nous avez donné une monographie h peu près complète et très intéres- sante du cocotier [Cocos nucifera L.) Tous vos lecteurs, et sur- tout ceux des régions tropicales, auront lu avec plaisir les éloges que vous faites de cet arbre précieux qui seul peut donner à la fois, a l'indigène de nos contrées, le boire et le manger, l'abri et presque le vêtement.

Au risque de paraître bien audacieux je viens m'insurger contre un détail, (de petite importance du reste), qui manque d'exactitude à mon avis.

Le Nouveau Dictionnaire de Mgr. Paul Guérin dit à l'article cocotier, que «son bois sert pour la charpente. »

La même chose est allirmée dans la plupart des dictionnaires, scientifiques ou non et dans les relations des voyageurs.

Vous-même, dans len° du 1er Juillet 18îh2 du Monde des Plantes,

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(sans doute pour ne pas troubler l'accord des savants vos confrères, qu'il est très dangereux de contredire), ajoutez que «cet arbre fournit à l'Indien le bois avec lequel il édifiera son habitation. »

Mais moi qui ne suis pas savant, je n'ai pas les mêmes ménage-

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mcnls à garder, et je puis dire que le cocotier, autant comme bois de charpente que comme bois de chauffage est de première inuti- lité.

La Malaisie est peut être aussi bien que l'Inde le vrai pays fleurit le cocotier. C'est ici qu'on voit ces vigoureuses et vastes cocoteries dont l'aspect plein de charme et de majesté pour le voyageur est surtout plein de riches espérances pour le colon qui sait les cultiver.

Or, je ne crois pas que de Rangoon a Batavia, (c'est-à-dire de Rome à Pampelune) on puisse trouver beaucoup de maisons même indigènes faites de bois de cocotier. Peut-être même n'en trou- verait-on pas une seule.

Pour ma part, voilà plus d'un lustre que je suis devenu Malais et je n'en ai jamais vu. J'ai pourtant parcouru les villes et la campagne.

Ce n'est pas étonnant. Par sa nature même de monoeotylédone, le cocotier est destiné, moins d'une évolution à la Darwin, que le commun des hommes sensés n'admet pas) à n'acquérir jamais de dureté que dans la partie extérieure qui tient lieu d'écorce. Les faisceaux fibreux venus des racines et cherchant à se faire jour à l'extérieur laissent le milieu sans consistance.

Le tronc est donc complètement destitué d'homogénéité dans ses parties, et par suite, devient rebelle à toute tentative d'équarrissage. Si on enlève une faible couche extérieure, ce qui reste ne tarde pas à tomber en lambeaux et en poussière. On voit qu'il est également impossible d'en retirer des planches.

Ce bois brûle aussi très difficilement. J'ai vu bien des fois les cultivateurs entasser des herbes sèches, des feuilles, des copeaux autour de quelques vieilles souches de cocotiers pour les détruire, mais celles-ci résistaient si bien à la flamme qu'il fallait répéter .un certain nombre de fois l'opération avant que le terrain fût débarrassé.

Quand un de ces arbres péril, ou tombe sous les efforts de l'orage (ce qui arrive de temps en temps), après en avoir recueilli la tige qui fournit une salade assez succulente, on n'a plus qu'à

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diviser le tronc en plusieurs tronçons et h les mettre en terre si on ne veut pas qu'ils deviennent les repaires de terribles coléoptères (Oryctes nasicornis.) qui feront caserne dans le milieu et parti- ront de en bataillons pour aller ravager les cocotiers voisins.

Quelquefois cependant les Chinois cultivateurs savent retirer quelque utilité de ces débris soit en les jetant en guise de pont au- dessus des ruisseaux, soit en les alignant les uns sur les autres entre deux pieux en forme de claire-voie pour clore les immenses basses-cours dans lesquelles ils aiment à élever leurs cochons.

En fait d'habitations, voilà uniquement à quoi est employé le cocotier.

Pourquoi les auteurs s'accordent-ils à trouver dans cet arbre une qualité qu'il n'a pas ? Serait-ce que la couronne de ses mérites n'est pas complète et qu'il faut y ajouter une fleur artificielle pour l'embellir ? J'ai pensé, Monsieur le Directeur que les lecteurs du «Monde des Plantes» seraient peut être contents d'avoir sous les yeux un exemple authentique de cocoterie. Je vous envoie à cette fin une photographie prise à un moment de loisir. Nous appelons l'endroit «la vallée de Tempe ».

Au premier plan est un individu polycéphale à 4 branches. Longtemps il s'est contenté d'une tête comme les autres. Ce qui l'a décidé à s'épanouir avec un tel luxe, c'est peut-être une culture trop soignée, succédant à un temps indéfini d'inculture. Pour avoir plus de têtes il n'a pas plus de fruits, car je ne lui ai pas vu pro- duire un seul coco, depuis qu'il est dans sa condition actuelle. Après lui viennent plusieurs files de cocotiers entre lesquels on peut au loin apercevoir la teinte de la mer.

A notre petite exposition de Juin on avait apporté un bel exem- ple de cocotier polycéphale rhyzogineà trois ramifications.

Mais en voilà déjà trop long au sujet d'un petit détail.

Veuillez donc agréer Monsieur le Directeur, mes plus respec- tueuses salutations. L.

Quoiqu'en dise notre honorable correspondant, le stipe du coco- tier sert dans l'Inde aux constructions, constructions de pailloltes bien entendu.

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Informations

Nous avons appris, il y a déjà quelque temps, la mort du Cte de Frax- '.'i eville, m eu i lire de laSociélé botanique de i ronce et l'un «.le nos abonnés de lu première heure.

La Direction du Cosmos nous a transmis une feuille do lilas géante dont le limbe mesure 0"v2- centimètres de longueur sur 18 de largeur.

L'arbuste qui l'a produite n'en avait jamais, parait-il. produit d'aussi grandes. // est à remarquer qu'une seule branche présente des feuilles dont la croissance est exagérée. Cette dernière remarque s'applique aussi aux feuilles exlraordinairement larges qu'on remarque parfois chez le peu- plier, le bouleau ou le tilleul.

Il est ù noter que ce sont ordinairement les branches inférieures chez lesquelles se manifestent ces phénomènes tératologiques. Ne pourrait-on les attribuer à un excès de sève qui en redescendant dévie et se porte ainsi vers tout un système d'organes axillaires. .Nous avons fuit la même observation sur un poirier dont les fruits situés sur lu branche la plus rap- prochée de terre présentaient un développement excessif par rapport aux autres fruits du même arbre.

Il y a un siècle qu'a été fondé le magnifique jardin botanique de Calcutta dont la création remonte en effet ù 171)3.

Dans le catalogue publié par la maison .1. 15. BailliÈRE nous remarquons entre autres ouvrages intéressants une nouvelle Flore de France par M. Acloqce et un ouvrage nouveau de lu collection Brehm : Le Monde des Plantes. Notons à ce sujet que c'est avec notre autorisation expresse et à la condition que notre revue soil annoncée sur chaque fascicule que MM. Bail- uère e( Constantin ont pu prendre ce titre, tous droits étant formelle- ment réservés pour l'avenir.

Bibliographie

Bombay Grasses. .1. C. Lisboa. Part. VI. Dans ces quelques pages rauieur étudie les tribus des Hordééeset des Bambusées. Voici les espèces qu'il passe en revue Triticum vulgare, Oropetium thomœium Trin. Hor- deum vulgare L., Bambusa arundinacea itei?.. B. vulgaris Wendl., Ii. Annula Klein., (Kri/tenanthera Stochsiî Munro.. Dendrocalamus strictus Nées.

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Revues

Bulletin de l'herbier Boissier (Juillet). Note sur le genre PleUrococcus Mcneghe et sur une nouvelle espèce PL nimbatus Nob. E. de Wildeman.

Remarques sur la structure des Trémandracëes. R. Chodat et G. Balicka.

Polygalacece novte vel parum cognita-. R. Chodat. Contribution à l'étude du genre Comesperma. R. Chodat et4G. Hochreutiner. Résuméd'un travail d'anatomie comparée systématique du genre Thunbergia. C. Roulet. Additions eteorrections à la monographie du genre Galcopsis. John Briquet. Beitriige zur anatomischen Characteristik der Galegeen.

Jacob Weyland.

Bullettino délia Societa botanica ilaliana (nos 5*, G et 7).) Caratteri propri délia llora di Vallombrosa (contin.) E. Solla. Erborizzazioni estive ed autunnali attraverso i Monti Lessini Vcronesi (contin.). A. Goiran

Erborizzazione all'isoia d'cll'Elba (contin.). P. Boi.zo.w Materiali per un censimento générale dei Licheni italiani (contin.). A. Jatta.

Cosmos (22 Juillet). Le Merisier et la fabrication du Kirsch. G. de Dubor. (29 Juillet). Un vieux II. Léveillé'. Comment se développent les feuil- les. A. Acloque. Contributions à l'histoire du Mais.

(o Août). Sur l'élasticité du fruit du Sablier. II. Léveillé.

(12 Août). Préférences de la foudre pour certains arbres, m.

(19 Août). De la faculté germinative des graines. Fertilisation du houblon. PohjtjonumSakalinensc. Ch. Baltet. L'Ortie.

Feuille des Jeunes Naturalistes (1er Août). Tableau synoptique des Ustilaginées et des Urédinées (suite). L. Géneau de Lamarliére.

Journal de botanique (1er et 16 juillet). Recherches sur le développe- ment de la graine et en particulier du tégument séminal (suite). Léon Gui- gnard. Remarques sur les genres Dobinea et Podoon. F. Jadin. Mocquerysia, nouveau genre à fleurs épiphylles de l'Afrique tropicale occi- dentale. Henri Hua. Nature des sphérocristaux des Euphorbes cactifor- mes (fin). E. Belzung. Monographie des Orchidées de France (suite). E. Camus.

(1er Août). Monographie des Orchidées de France (lin) G. Camus. Recherches sur le développement de la graine et en particulier du tégument séminal (suite). Léon Guignard. Le Chroolepus larjeniferum Hilcl. en France. P. Hariot.

(1G Août). Sur quelques nouveaux Strophanthus de l'herbier du Muséum de Paris. A. Franchet. Recherches sur le développement de la graine en particulier du tégument séminal (fin). Léon. Guignard. Note sur un Arduina à fleurs tétramères. R. P. Sacleux.

Naturaliste^ Août). Un usage peu connu de la pâquerette et de la primevère. P. Hariot. Les plantes de la Bible. Le térébinthe et l'orme M. Buysman.

o--)

{iii Août). Une actualité fourragère P. Hariot. Le Fraxinus Ornus L. >"ii produit. La manne officinale. II. Joret.

Notaritia in03). Di alcuni fenmneni biologlcl délie diatomee e spccial- mente délia loro blastogencsi (Cont. e lin.). I)r P. Pero.

Nuovo GiornaU botanico (1° Luglio). La stazione délie doline. Stude di geografla botanica sul Monténégro et su gli altri paesi adesso flnilimi. a. Baldacci. Riccrchc sulla struttura istologica délia Rohdea japonica Roth et sul suo processo d'impollinazione. E. Barom. Risullati bolanici de un viaggioall'Ob inferiorc. Parte 3». S. Sommier.

Revue générale de botanique (1 Li Juin). Recherches sur la végétation des lacs du Jura. Ant. Haonin. Recherches sur le développement de quelques Ombellifères. L. Génbau ds Lamarliere. Revue des travaux de

paléontologie végétale parus en France dans le cours des années 1889-1893 (suite). deSaporta. Revue des travaux sur les Algues publiés de 1 889 au commencement de 1892 (suite). Cii. Flahault.

(15 Juillet). Influence de la pression des gaz sur le développement des végétaux. Paul Jaccard. Recherches sur la végétation des lacs du Jura (fin). Ant. Magnin. Revue des travaux de paléonto logie végétale parus dans le cours des années 1889-189:2 (suite), dp. Saporta. Revue des tra- vaux sur les Algues publiés de 1889 au commencement de 1892 (suite). Cii. Flahault.

Revue Scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France (Juillet- Août). De Biskra àTougourt. Doumet-Adanson.

Revue scientifique du Limousin (Vô Août). Causerie. Cii. Le Gendre. Catalogue des Mousses, Sphaignes, Hépatiques et Lichens de la Corrèze (suite). Ernest Rupin.

Rivista italiana di Scicnze naturali (1er Juillet). Riproduzionc ani- male e végétale. A. INeviani.

EXTRAITS ET ANALYSES Fertilisation du houblon

Les expériences de fertilisation des houblons, faites à l'école moyenne d'agriculture de Kaadey (bohème), tendent à prouver que le nitrate de soude est l'engrais le plus efficace, puis vient un mélange d'aride phospho- rique, do nitrate et dépotasse.

Les doses employées étaient par poids de 40 grammes pour le nitrate de soude, et de bO grammes pour le superphosphate de potasse ctd'ammoniaquc.

L'engrais était incorporé au sol de la lin du mois d'avril au commence- ment de mai.

Fait remarquable, malgré la sécheresse, le nitrate a donné de bons résultats.

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Correspondance

Giersdorf en Silèsie, le ier Août 1892. Monsieur,

J'ai reçu, il y a peu de jours, votre carte postale par laquelle vous m'avisez que l'Académie internationale de géographie botanique, par déci- sion de son Directeur, M. le baron de Mueller, m'a nommé membre Associé libre de cette association distinguée. En vous priant de vouloir bien expri- mer à l'Académie et surtout à Monsieur son Directeur mes remerciements les plus sincères pour ce grand honneur dont j'ai été bien charmé, agréez, Monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

Votre très dévoué

Maurice Willkomm.

Odessa le 2G Juillet 1893

Monsieur,

J'ai l'honneur de recevoir votre aimable carte postale avec information que j'ai été nommé, par le Directeur de l'Académie internationale de géo- graphie botanique, Associé libre de cette même société. Je suis très heu- reux de pouvoir vous remercier sincèrement, Monsieur, pour cet honneur. D'ailleurs je vous prie, Monsieur, d'avoir la bonté de m'informer des obligations qui découlent de ma nomination ; je tâcherai de les remplir.

Agréez, etc.

Fr. Kamienski

Athènes, le 15 Août, 1893.

En vous priant de remercier de ma part le Directeur de l'Académie M. le baron F. de Mueller pour l'honneur qu'il m'a fait en me nommant, par décision du 15 Juillet, Associé libre de votre Société, je me permets de vous demander de vouloir bien m'indiquer quels sont mes devoirs envers la société comme associé et quels sont les droits qu'éventuellement me donne ce titre. Je suppose toutefois que La Revue du Monde des Plantes, organe officiel de l'Académie, m 'éclairera sur ce point en contenant peut-être le règlement de la société, dont je devine le but fort important pour la science et à l'accomplissement duquel je tâcherai de contribuer de mon mieux.

Veuillez agréer etc.

Dr Th. de Heldreich.

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Petite correspondance

T. N. à Berlin. Rien d'étonnant. On nous a l Jté un chat qui chassait les lapins el les rapportait fidèlement à son maître. Un jour, il en prit jusqu'à

cinq.

R. W. Sunningdale. Voyez ce que nous avons dit, dans notre numéro du l& avril 1893, du peu d'intelligence des saches de l'Inde et vous saurez à quoi vous en tenir sur la prétendue intelligence animale. Oui, il y a la une faculté similaire mal définie.

(i. T. Dehli. Many ihinks.

S. P. Nous tenons à votre disposition la lrc année de la Revue reliée au prix de faveur de 12 francs.

La an née beau volume de -41 G payes avec 2 cartes, Li planches et 29 gravures reste au prix d'abonnement. Ajouter 2 francs en plus pour la reliure.

A. S. Inde. Si vous trouvez desamateurs, nous ferons tirer les Albums dont vous nous parlez avec nos clichés.

A. Renard à S. Parfaitement; cette même année le Correspondant et le Petit Journal ont obtenu des jugements confirmant la propriété exclu- sive de leur titre, confirmation déjà obtenue, si nous ne nous trompons, par Le Monde il y a un an.

C. D. à Bordeaux. La culture et le commerce des fleurs dans le> Alpes-Maritimes de M. E. Deschamps ont paru en tirage à part.

M. Vcrgara, Madrid. Le Rosier dans le département de ÏAuhc par M. Charles Baltet vous est-il connu ?

M. Arbost. Tbiers. M. Sada attend la saison propice pour préparer cen- turie, la sécheresse naturelle dans l'Inde s'élant encore accrue cette année et cette période étant défavorable à la végétation.

Ouvrages parvenus à la Direction de la Revue

Tunr.s r.T noms d'Auteurs : Donateurs :

Physiological contributions from Missouri botanical Gardenl. (Science). J. Christian Ray. J. Christian Bat

What is Riology? (Science). J. CHRISTIAN BaY.

Physiologische Fragmente aus Missouri bota- nical Gardcn. J. Christian Ray.

Zwei Rriefe von C. F. Pu. von Martins. Mitgeteiltvon J. Christian Ray.

Storch, W. Einige Untersuchungen Qberdas Sauerwerden des Rahms. J. Christian Bat, G. V. Nbumann.

Yeast fungi-and Solubla pentoses in plants. .1. Christian Bay.

Le Directeur-Gérant du « Monde dis Plantes », H. LÉVEILLÉ. Le Mans. -- Typographie Edmond Honnoycr.

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Année. 26 15 Octobre 1893.

LE MONDE DES PLANTES

REVUE ILLUSTRÉE ET BI-MENSUELLE DE BOTANIQUE

The late Alphonse de Candolle

At the May-meeting of the Field-Naturalists' Club of Victoria, Baron F. von Mueller, K. G. M. G., referred to the death of the above distinguished botanist in the following words :

Mu. Président, Ladies and Gentlemen, A great man of science bas passed away, Alphonse de Candolle, at Genève on the 4tb of April ! He soon followed Richard Owen, and thus organic natural history in each of its main-divisions lost highly prominent leaders. Both became almost nonagenarians, and bolh maintened their grand mental faculties unimpaired to the last. Alphonse de Candolle' s genius arose under unsurpassed advantages. In bis illus- trions parent, Augustin Pyramus de Candolle, centred the highest achievements within the science of plants as a whole during the earlier part of this century. Even a grandsire of the elder De Can- dolle bad at the time of Ray and Tournefort as an amateur rendered that name, subsequently so illustrions, already known in botanic science: thus, like in the genealogy of the Jussieus, the Gmelins, the Darwins, the Hookers, also the Genève great dynasty of phylologists bas passed through several générations, so that at the solemn centennial célébration of the Linnean Soeiety one of the two first medals, tben bestowed on Alphonse de Candolle by that vénérable union of zoologists and botanists, could be received for him by a grandson as bis personal représentative. Great menwith thefeelings of Augustin and Alphonse de Candolle deserve such proud gratification with hopes so cheering for the future! When in 1839 the originator of their worldwide family- fame introduced the next heir of his renown to the empire of science (in the 7th volume of his universal description of the plants of the t. m. 2

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globe) in offering Ihe Campanulacea, it was with thewordiog « auctore Àlph. D. C. dilectissimo filio; and when in 1844 Ihe 8lh volume of tlie « Prodromus » bad to be issued by ilic mour- aing son solely, il was in ihe following words : Memoriae sua- vissimae parentis oplirai Alphonsus filius patria vestigia passa licet non aequo persequutus pio animo dedicabat. a But Alphonse de Candollc, whose irréparable loss science bas aow also to déplore, bad already stepped youlhfully forward with bis first iodependent essay in 1830, a large monography, requiring years of spécial previous research; and much earlier indeed he had aided his father in annnal noies on rare plants of ihe botanic garden ot* Montpellier where next month also Augustin Pyramus de Gandolle's memory will be hononred at the triccntennial jubilee of that celebrated university, ofwhich lie was during a séries of years in his spécia- lises so great on ornament. De Candolle's « Prodomns » will for ail time remain thechiefwork not only l'or ihe spécifie description of ihe dicolyledonous plants of ihe whole earth, but also for the detailed élaboration of the Candollean System ; and tins again in Us main features must remain the scheme of classification for ail futn- rity, whereas the permanent systematic fixingofthe gênera in their modem aspect and now vast accumulation lias fallen to the share of two Britisk authors, George Bentham and Joseph Hooker. Nearly twenty volumes appeared ofthis «Prodomns » with the help of the best investigators of each period. Since 1878 this unique work lias been followed by ten volumes of misccllaneous monogra- phies of Phanerogams, for winch Alphonse de Candolle slill fur- nished the Smilacinse, copies of the volumes being successively received by the writer of this necrologe from ihe aulhor's ow n hands. To be actually a monographer of whole large orders ol plants ihrough half a century stands as an unexampled leat in the annalsof science. But lie had the further triumph, to see kis accom- plished son, Casimir de Candolle, makc his grand début several years earlier by already monographing the Piperacea for the « Prodromus, » that work throughout being wriltcn in Latin for use of ail nations in ils originality. What endless information,

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what unceasing delight lias been afforded by this grand sériai, and will continue to be afforded! The almost unparaleled literary activity of him, for whom \ve now are mourning, gave further vent to multifarious other productions for the enrichment of science. Thus as early as 1835 he issued his two large volumes, « Intro- duction à l'Etude delà Botanique, » for teaching purposes. Various publications followed, irrespective of the vast and telling contri- butions to the « Prodromus. In 1855 apperaed his mémorable and large work on the geography of plants, involving ample con- sidérations of achievements in sciences collatéral to abstract phy- tology; in this book for the first time and mainly from Melbourne- malerial the Flora of Central Australia came under comparative considération and connected review. In 1867 Alphonse de Can- dolle became the principal legislator for the naming of plants through his « Lois de la Nomenclature botanique, » then adopted by the International Botanic Congress in Paris. In 1880 came out a spécial volume on sound rules, how plants professionally ought to be diagnosticised, with multifarious appertaining data as the outeome of sixty years' severe expérience of his own. The year 1883 saw appear his « Origine des Plantes cultivées, » a monu- ment of studies, requiring référence even to works in the oriental languages; this book again is the resuit of that extraordinary metho- dicity, evinced in ail his extensive writings, and acquired as a heirloom from Augustin Pyramus deCandolle; it élucidâtes with infinité patience and rare grasp of mind a number of questions, bearing on this abtruse and complicate rural subject, much buried in far past history and often only to be unravelled from distorted traditions and other unreliable records prevïously accepted. But Alphonse de Gandolle's attention was not limited to what his spé- cial callings demanded from him; because his history of the sciences of thelast two centuries (1872), therefore of the progress of nearly the whole of newer knowledge through the world, bears winess of the wondrous range of his perceptions and inquiries. With filial piety he devoted the latest of his volumes to réminis- cences of Augustin Pyramus de Candolle. What could be more fas-

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cinating, lhan to learn ofthe personal contact of many bearersof sciences belonging to différent centuries? What could be more elevating, lhan glimpses on t lie individual and mulual relations of great masters in knowledge througfa several centuries from ihe standpoints ofsuch rulersof montai efforts as thèse two botanic corypbseans? Whal consolation must il hâve been to Alphonse de Candolle, wben passingaway, to see in hopeful brightness thèse touches in au elder science-world renewed in a younger one by Casimir de Gandolle at the verge ofa century, through which his two nearest ancestors wereso luminous? The vivid interest, dis- played l>y i lie Genevese phytologic sage in ail thaï concerned his favourite science, remained undiminished lo the last. Even wilbin about two weeks ol his death lie pondered over progressive détails l'or the greatest of his works, as shown by a last communication lo the author of thèse Unes, who with pride can look on a séries of letters, received from Alphonse de Candolle during more lhan tint e décades of lime, ami who is reminded of similar partiog Unes from Lindley, Bentham and others of the foremost in phytology. As an mstanee ol' the keen circumspectness ami temler solieitude, with which Alphonse de Candolle watched over ihescientific welfareof others, it may hère be stated, that when on ol the Melbourne il us- trated works on plants approached ils dose, he entirely on his owu impulse ami sole accord, whhout the slightet knowledge ol' the author and utterly unsought, addressed himselfto the authorilies hère in ternis of appréciation, which by the weight of his master- ship could not l'ail to exercise a bénéficiai influence for future efforts on tins side of the world. That such a nian earns the admi- ration of ail the workers in lus or in kindred fields, was a trium- phant séquence. Bornage was paid him from ail parts ofthe world. English science honoured him with the loreign fellowsbip of the Royal Society. An extensive Australian genus of plants of délicate loveliness bears lus name. Few mortals can ever rank with the De Candolles on their own paths of science, indeed very few! Their clorions acquisitions were for rural wealth, l'or industrial gain, for higher éducation, for joyful récréation, for elevating con-

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templations, and above ail for solemn religious interprétations! Such then must ever tend to exercise in their own way an incal- culable influence on the well-being of the whole world of mor- tals!

Melbourne, le 8 mm 1893.

Voici une des dernières lettres qu'ait écrites Alphonse de Can- dolle. Elle est adressée à Monsieur le Baron von Mueller :

Genève, 17 Mars, 1893.

Mon cher collègue, Je profite d'un bon moment pour vous adres- ser quelques lignes. Mais je suis dans un si mauvais état de santé depuis six mois, qu'il m'a fallu abandonner toutes les occupations. Une attaque d'influenza a été une véritable maladie d'un mois et ensuite a succédé une extrême faiblesse, qui ne peut guère se cor- riger à mon âge. Je tiens cependant à vous remercier des "Can- dolleaceous Plants" fasc. I, que j'ai reçu au mois de Décembre. Ces plantes sont fort bien dessinées, et leur variété dans un genre si naturel est remarquable.

Votre portrait montre que vous êtes toujours bien portant. Vous vivez dans un climat salubre, et il faut espérer que cela vous maintiendra longtemps dans de bonnes conditions.

Le prochain volume de nos Monographies sera de M. Vesque sur les Guttifères. On en commence l'impression. Il y aura beau- coup de détails anatomiques comme dans les mémoires de M. John Briquet sur les Labiées, mais c'est écrit en latin.

Recevez, mon cher collègue, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.

Alpii. de CANDOLLE.

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BOTANIQUE RÉCRÉATIVE

TOUTE L'INDE

L'INDE MÉRIDIONALE (suite)

Quelques mots d'histoire. Fort et Pagode. Vacarme noc- turne. — En roule pour les montagnes. Un cheval rétif.

En cliasse.

Vellore est située sur la rive droite du Palar. La citadelle de Yt'llore est entourée de fossés profonds dans lesquels s'agitaient jadis de nombreux crocodiles. Nous la visitons en détail et nous ne pouvons que regretter l'absence des hôtes écailleux qui en dé- fendaient les abords. Les remparts sont peu élevés, assez cepen- dant pour dominer la plaine environnante. Les hauteurs voisines commandent, il est vrai le vieux fort; mais outre que jadis L'artil- lerie n'avait point encore perfectionné ses moyens de destruction, il sullisait aux maîtres de la place de s'assurer de ces positions éle- vées situées près de la ville.

Vellore fut la résidence mourut Raja Sïnba, le dernier roi de Kandv, dans l'île de Ceylan. Ce monstre lit décapiter et empaler un grand nombre de personnes. Vellore est encore célèbre par l'insurrection de 1807 qu'on «a appelée la petite mutinerie par oppo- sition à la grande révolte de 1857.

Des détachements de cavalerie ont leurs quartiers dans cette ville.

Nous nous rendons ensuite à la Pagode. Dédiée à Si va et bâtie vers l'an 1 400, celle-ci est située au centre du l'on. C'est celle situation qui a assuré sa désaffectation, au grand mécontentement de la population païenne, mais par contre pour la plus grande sé- curité du pouvoir britannique. Les voyageurs n'onl pas à s'en plain- dre, au contraire. Ils peuvent en effet visiter à loisir toutes 'es parties de l'édifice sans être troublés par l'encombrant cor-

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tège des Brahmes fanatiques ou par la foule dépenaillée des men- diants faméliques.

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Nous pûmes contempler à notre aise les admirables sculptures de la salle des mille colonnes, pénétrer dans la chambre de l'esprit. Rien de plus simple que cette dernière, c'est un réduit obscur, sorte de petit carré auquel une porte toute simple donne accès. C'est qu'est censée se tenir la divinité principale de la pagode.

11 a étéjadis question de transporter, au moins en partie, à Lon-

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dres, cette pagode abandonnée que l'on pont considérer, à bon droit, comme l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture et de l'architec- ture indienne.

Un coup d'œil à l'église anglaise et à la prison centrale. C'est dans cette dernière que se manufacturent des espèces variées d'excellents lapis.

Voici les offices publics. Rien desaillant; ils se ressemblent pres- que tous dans l'Inde anglaise.

Dans une des rues principales deux arbres intimement unis ont eu l'heureuse fortune d'être élevés au rang des dieux. L'un est un Mclia Azadirachta absolument entouré par un Ficus religiosa de telle sorte que le premier arbre parait sortir du second.

Très pittoresques les quartiers excentriques grouillent pêle- mêle, brahmanistes et musulmans.

Pagode de \ i llore •■ i.m i un i u

('.'••si dans ce quartier qu'est située l'une Avs églises catholique- de la ville. Non loin s'élève un pagodin. Durant les quelques jours

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que je passai à Vellore en 1891, son érection récente lui attirait un grand concours de fidèles. A cette époque, mariages, fêtes, séré- nades des différents cultes se succédaient tant et si bien et avec un tel entrain qu'un soir, je me disposais à me livrer au sommeil, je dus chercher refuge dans la demeure de l'excellent Père Baulez adossée à son église située à l'autre extrémité de la ville.

Là, d'ailleurs, on est plus en sécurité; on loge en effet au premier étage qui constitue à peu près toute l'habitation. Ce n'est pas à dire cependant qu'on puisse impunément se lever la nuit sans lumière pour se rendre en certains lieux secrets. Une fois, si je ne me trompe, un serpent à lunettes, jeune et téméraire réussit à s'introduire dans les tuyaux. Il avait compté il est vrai sans le jeu de l'appareil. La soupape jouant à point le mit fort heureusement dans l'impossibilité de nuire.

Pagode de Veixore « Intérieub »

Les musulmans sont assez nombreux à Vellore. On sait que dans l'Inde ils se divisent en quatre groupes : les Seids, les Cheiks, les

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Afghans et les Mongols. Les premiers prétendent descendre de Mahomet. Tous constituent la portion la plus énergique dos habi- tants de l'Inde.

Mieux vêtus, le plus souvent babilles de longs vêtements blancs, portant le turban ou la loque, ils ont la peau moins foncée que celle des Indiens de caste inférieure.

Le soir, quand une douce luise succède à la chaleur embrasée du jour, on se plail à voir dv* points emflammés qui sillonnent l'air dans lequel ils se meuvent avec une extrême rapidité. Ce sont des lucioles, gracieux et délicats insectes, dont les ébats viennent ajouter aux charmes des nuits tropicales.

Mais tandis que vous respirez un air embaumé, les serpents se glissent dans l'ombre et il ne serait pas prudent de parcourir les routes sans faire du bruit avec les pieds ou sans se munir d'une lu- mière en vue d'effrayer les reptiles.

Quelques rares Indiens passent portant en leurs mains des tisons enflammés faisant résonner sur le sol une lige métallique.

Un certain nombre il est vrai, négligent ces précautions, mais sou- vent une mort terrible châtie leur témérité.

Il n'est pas jusqu'aux Scolopendres qui ne puissent dans l'Inde amener la mort de l'homme. Il me souvient d'avoir eu en ma pos- session l'une de ces horribles bêtes avec ses anneaux noirs alternant avec d'autres anneaux de couleur fauve. Le laboureur dans son champ est exposé à leur piqûre.

On prétend, qu'en cas de morsure, l'unique remède consiste à plonger jusqu'au cou le patient dans du fumier. Bien que cela paraisse bizarre, ce n'est pourtant pas impossible, car une transpi- ration abondante et libératrice doit résulter de ce traitement.

Rats, scorpions, moustiques, ne font point défaut à Vellore, mais c'est chose trop commune dans l'Inde pour nous y arrêter davantage.

Le Palar ou rivière <lu lait qui baigne Vellore prend sa source dans le Mysore et se jette dans la mer au sud de Sadras après un cours de "22 0 milles.

Non loin de la résidence du P. Ilaule/ se trouve un orpheli- nat qui a inspiré à ce dernier quelques-unes de ses plus char-

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mantes historiettes. Si vous le voulez bien, nous le visiterons ensemble.

Bien humble demeure, en vérité, mais charmant spectacle que celui de ces enfants s'empressant autour de leur père. Comme par- tout ailleurs, il y a une enfant gâtée, plus jeune ou plus gentille que les autres à laquelle le Sami et les autres enfants eux-mêmes n'é- pargnent ni les gâteries, ni les caresses.

Parmi ces enfants les uns sont déjà grands, les autres plus petits sont amusants à voir avec leur ventre invariablement bombé et leur figure mutine. Quelle joie sur tous les visages lors de la visite du Père. On dirait un grand-papa au milieu de sa nombreuse famille.

Entre l'orphelinat et l'église, spacieuse et vaste construction, nous pouvons admirer ces beaux arbres bien nommés « Night Trees » , arbres de nuit.

Ce n'est pas sans un vif plaisir que nous retournons au logis; car la ville, avec ses montagnes arides, est réputée un des endroits les plus chauds de la Présidence de Madras. Aussi ne fait-il pas bon de s'y aventurer en plein midi, à l'époque des fortes chaleurs. Cependant, les quarante à cinq mille Indiens qui l'habitent rôtissent dans cette fournaise.

Trois chambres remplies de livres, d'un matériel complet de photographe et d'un tas de bric-à-brac composent la demeure de l'écrivain distingué qui manie avec autant de facilité l'anglais et le tamoul que sa langue maternelle. Dans un coin de la chambre centrale se trouve le bureau. Quel bureau ! Un simple pupitre. C'est qu'ont été composés tant d'ouvrages, qu'il a écrit ses Vingt ans dans Vlnde, qu'il a imaginé ses Historiettes et petits riens, encore qu'il a enfanté .17. Trémolo.

Aux murs des photographies qui révèlent l'artiste ; l'auteur s'y est reproduit jusqu'à cinq fois dans les poses les plus diverses. Sur l'une d'elles, on voit le père Baulez vivant et debout contemplant le P. Baulez mort et couché.

[A suivre). H. LÉVEILLÉ.

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EN AFRIQUE

Le Bas-Congo divisé en régions botaniques

Quand, arrivant de l'Océan, on pénètre dans le fleuve, on

aperçoit les rives couvertes d'une végétation superbe, dominent les palétuviers et les palmiers (Rhizophora Mangle, Phœnix spt-

nosa) ; les grandes îles présentent le même aspect; ce sont des terrains riches formés par le limon du lleuve, et, pour la plupart, des marécages presque impénétrables.

Avant d'aller plus loin, disons que le Bas-Congo est la partie du territoire située de Banane à Maïadi. Dans celle région, le lleuve est peu profond, parsemé d'îles et de bancs de sable mou- vant que l'eau recouvre pendant la saison do^, pluies.

En remontant le fleuve, on rencontre ensuite l'île Malèbe, cou- verte à'Elœis r/uineensis dans sa partie occidentale, à'Hyphœne guineensis dans le reste de son étendue, et couverte de pâtura- ges et de nombreuses lagunes.

L'aspect des rives change; elles sont couvertes par la brousse.

Tout le terrain est revêtu par une couche de latérite, en gros blues, supportés par une assise de gneiss. Le quarl/ile y est 1res com- mun. La végétation y est représentée par de nombreuses gra- minées, entre autres la gigantesque herbe de Guinée, des byphœne, de petits arbustes rabougris, et, comme familles dominantes, des papilionacées, des malvacées, des convolvulacées, etc. Le pays garde cet aspect jusqu'il Matadi.

Enfin, au nord, jusqu'au Congo français s'étend la vaste forêt du Hayombe, depuis la merjusque près d'Isanghila à l'est.

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Nous avons donc la division suivante :

Rives du bas et grandes îles;

Bancs couverts d'herbes ;

Rives moyennes et supérieures;

Forêt du Mayombe.

Il est à remarquer que si, dans certaines de ces parties, la végétation est très riche, partout dans le Bas-Congo, le nombre d'espèces différentes est très restreint.

Empoisonnement dans le Bas-Congo

L'autorité de l'Etat, s'accroissant de jour en jour, tend à faire disparaître les empoisonnements dans le Bas-Congo. Pourtant ceux- ci sont encore très nombreux. On empoisonne surtout les chefs et les indigènes riches.

Village près de Sicia (Ile Matèbe)

Quand un indigène meurt sans que l'on connaisse les causes de sa mort, la famille appelle leféticheurou nganga-i-nkissi (le méde- cin aux fétiches). Celui-ci arrive et fait manger aux habitants du village du mort des feuilles charnues, appelées dioka. Ces feuilles sont destinées à révéler est le ndotchi (diable) qui a mangé l'âme

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du mort. Le féticheur se livre alors à des danses et des exorcismes, et finalement désigne la personne qui a causé la mon du défunt en lui jetant un sort. L'homme désigné a généralement de la fortune, on verra tantôt pourquoi.

Le malheureux est condamné à prendre la casea ou poison d'épreuve, fourni par l'écorce de VErythrophlœum guineense . S'il paie en secret le féticheur, celui-ci lui donne une solution très faible du poison, l'accusé vomit et est déclaré innocent ; dans le cas con- traire, il succombe et son corps est jeté sans sépulture dans les herbes.

Lorsque le féticheur veut se débarrasser à coup sûr de sa vic- time, il ajoute à la solution de casca une certaine quantité de suc d'euphorbe, dont l'effet toxique est plus rapide.

Matériel «le féticheur A Cloche à 3 battants. U Appareil préservant des blessures.

Ces empoisonnements sont si bien entrés dans les mœurs, que, lorsqu'on arrive dans un village, le chef vous offre du malafu (vin de palme), il boit lui-même avant de vous présenter la bou- teille, pour bien vous montrer que la liqueur est inoffensive.

- 39

J'ai arrêté un de ces félicheurs dans un petit village, Sala- Nguembé, près du Loango, et j'ai saisi son attirail, ce qui me per- mettra d'en donner une description sommaire. Nous causions avec le chef du village, quand passe par un noir vêtu d'une longue redingote noire, et suivi d'un porteur d'objets bizarres. Je lui donne l'ordre de venir me parler. Il le fait avec une visible répugnance, et s'enfuit après m'avoir dit quelques mots. Mes soldats ont bientôt fait de l'arrêter.

Je fais visiter les objets que porte le domestique, et, entre autres choses, j'aperçois des feuilles de dioka. Mes soldats s'écrient immé- diatement qu'il est fèticheur et qu'il va donner la casca. En effet, l'homme m'avoue qu'il va voir un mort dans le village voisin.

Voici les objets dont je suis entré en possession : d'abord une sorte de grand plumeau les plumes sont remplacées par des la- nières de peau de léopard, etc. Cet objet, secoué parle fèticheur, empêche les hommes d'être blessés à la guerre ; vient ensuite une cloche en bois, à plusieurs battants, empêchant les balles de fusil de toucher un homme; un sac et deux petits paniers contiennent une foule d'objets hétéroclites: pattes de petits animaux, tête de serpent, morceaux d'hématite, de cuivre, de kaolin, d'anthracite, etc.; un bonnet de peau hérissé de plumes complète l'accoutrement du fèti- cheur.

Borna, 2 et 9 août 1893.

Paul DUPUIS.

Chronique générale

Enterré vivant.

On a souvent cité l'exploit de ces fakirs indiens se faisant enter- rer vivants, restant dans leurs tombes pendant plusieurs semaines, assez longtemps pour que l'herbe pousse sur la terre qui les recouvre, et qui sortent sains et saufs quand on les libère.

On annonce qu'un M. Seymour s'est proposé d'accomplir le même tour de,force en Amérique ; si on lui a permis d'accomplir son projet, les visi- teurs de l'Exposition de Chicago sont appelés aujourd'hui à contempler la tombe dans laquelle il repose provisoirement, espérons-le.

40

in surplus, M. Seymour Be proposait de se donner un confort que ne réclament pas les fakirs indiens. Son intention était d'être inhumé à une profondeur de deux mètres, dans un vaste cercueil à plusieurs comparti- ments, pendant assez longtemps pour que de l'orge semée Bur bs tombe aii le temps de pousser, son bu ou sept semaines; il comptait passer ses vacances dans cette retraite, de la mi-août à la Bn de septembre.

La municipalité «le Chicago, dit-on, paraissait disposée à donner son autorisation à cette étonnante iantai>ie, à la condition que la tombe Berail

gardée par des sur\ cillants, en communication constante avec I'ciim'N cli, pour

le rendre à la surface du globe en cas d'accident.

Les enterrés Vivants de l'Inde n'usent pas de ces précautions inutiles d'ailleurs, car la vie semble suspendue chez eux : quand on les exhume, leurs disciples doivent user de longues mameuvres pour leur faire reprendre les sens. Ajoutons qu'ils ne tentent de pareilles aventures qu'après un entraînement qui dure plusieurs années, et qui, cependant, ne suflit pas à expliquer le fait aux yeux de la science européenne; quelques- uns y voient la mise en œuvre de ces forces non définies de la nature, mieux connues en cet ancien pays que dans nos modernes écoles. Peui-ètrc y faut-il voir des manifestations d'un ordre condamnable dont les religions païennes offrent plus d'un exemple.

Quant à l'expérience de M. Seymour, elle est de l'ordre des jeûnes de Succi et de Tanner; elle ne prouve rien, ne mené a rien : c'est de l'idio- tisme pur. [Cosmos.)

Le Directeur-Gérant du « Monde des Plantes •■. H. LÉVEILLÈ.

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Tout ce qui concerne la Rédaction doit être adressée M. H. léveillé 104, rue de Flore, 1>k Maws (Sarlhe). France,

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3e Année.

No 27

1er Novembre 1893.

LE MONDE DES PLANTES

REVUE ILLUSTRÉE ET BI-MENSUELLE DE BOTANIQUE

Médaille scientifique internationale

PROMOTIONS

Par décision en date du 10 octobre 1893, sont promus dans la Médaille scientifique internationale :

Au premier degré (médaille de vermeil ou d'or)

M. Edison. ;

Au second degré (médaille d'argent) :

MM. de Lapparent.

DE SaPOP.TA.

Au troisième degré (médaille de bronze) :

MM.

H. Bâillon.

MM.

John Briquet

Magnin.

Hue.

Ed. Bonnet.

Battandier.

A. Acloque.

Prillieux.

Hy.

Clos.

G. E. Post.

Gillot.

E. DE WlLDEMAN.

Par décision en date du 18 octobre :

La Médaille scientifique internationale est transformée en Ordre scientifique international.

Le Directeur annuel de Y Académie internationale de Géogra- phie botanique auquel est dévolu le droit de conférer la Médaille prend le titre de Grand Maître et le Secrétaire perpétuel de l'Aca- démie celui de Chancelier.

Les médaillés du 1er degré portent le titre de Commandeurs, t. m. 3

'ri

ceux du V degré le litre d'Q/jîcier*, et ceux du 3e degré celui de Chevaliers.

In Conseil composé du Bureau et des Membres d'honneur de l'Académie statuera sur les Nominations et les Promotions dans l'Ordre. Le même Conseil prononcera sur tout ce qui concerne la Revue et l'Académie. Les résolutions du Conseil seront ensuite soumises à l'approbation du Directeur qui les traduira en Décrets ou Dècisio7is. Dans les cas urgents et quand il sera impossible de consulter la Majorité du Conseil, le Directeur de l'Académie pas- sera outre, quitte à en référer ensuite au Conseil.

Les nominations auront lieu les 1er janvier et 1er juillet de chaque année et seront toujours motivées.

Le nombre des membres de Y Ordre scientifique interna- tional est ainsi fixé, nonobstant toute autre décision : Comman- deurs : 10; Officiers : 40; Chevaliers : 450.

Les insignes de l'Ordre seront conférés gratuitement. L'argent que les titulaires croiraient devoir offrir sera reçu à titre de dons destinés à concourir au but que poursuit l'Académie.

Académie Internationale de Géographie botanique

M. Pierre Duchartre, membre de l'Institut de France, est élu Directeur de l'Académie pour l'année 1894. Malheureusement l'éniineiit savant, dans une lettre que nous reproduirons, décline cet honneur pour lequel, quoiqu'il en dise, il était difficile de trouver un plus digne.

L'addition proposée à l'article VI des Statuts a été adoptée.

L'article IV du Règlement intérieur a été supprimé.

Par décision, en date du 20 octobre :

MM. Cn. Flahault et Do* Skiustian Vidal sont nommés Associés libres de l'Académie.

On propose aux suffrages des Membres de l'Académie cette der- nière modification aux Statuts (art. VI).

43

Au lieu de : Les membres ne paient aucune cotisation, mais peuvent...., le texte serait celui-ci : La seule cotisation exigée de ses membres est le montant du prix de la Revue qui sert d'or- gane à r Académie ; ils peuvent aussi

Enfin on propose l'article additionnel suivant au Règlement intérieur :

Aucune modification ne pourra être apportée aux Constitutions de V Académie (Statuts, Règlement et Décisions antérieures à 1894) que sur la proposition de 3 membres titulaires et d'après le vole des deux tiers des Académiciens à quelque litre d'ailleurs qu'ils appartiennent à l'Académie.

Les votes concernant ces Additions et Modifications proposées, devront parvenir au Secrétariat avant le 1er janvier.

Par décision, en date du 22 Octobre :

Un diplôme spécial pour les seuls membres de l'Académie internationale de Géographie botanique est institué et sera délivré à tous les membres de l'Académie qui en feront la demande. Le prix de ce Diplôme est fixé à 3 francs.

Par décision, en date du 27 Octobre :

En cas de mort du Directeur en exercice ou du refus du Direc- teur nouvellement élu d'accepter cette charge, le Directeur de l'année précédente exercera en son lieu et place les fondions de Directeur et jouira des prérogatives attachées à ce titre jusqu'à l'élection du nouveau titulaire.

Le Directeur, Baron F. von MUELLER.

44

BOTANIQUE PURE

GEOGRAPHIE

Collectio plantarum totius mundi usquam rarissima- rum édita sub auspiciis Academiae internationalis phytogeographicae Cenomanensis.

Sous ce titre, je me permets de proposer L'édition de fascicules successifs d'exiccata, mais seulement de ces espèces, qui sont extié- mement locales, en danger d'être exterminées, et qui ne sont pas faciles à cultiver pour L'horticulture. On pourrait probablement pousser beaucoup de membres de notre Académie à contribuer à ces collections universelles en assez grandes quantités pour avoir une édition de 500 plantes au moins.

Une telle publication sauvegarderait la conservation des pins rares plantes, en tout cas h l'état d'exiccata, et en assez grand nombre, pour que, répandues elles soient toujours accessibles aux recherches des savants dans le monde entier. La rareté extrême de ces exem- plaires causerait sans doute la vente facile de ces collections, et le profit augmenterait les ressources de notre union académique.

Baron Fbro. de MUELLER

Docteur en médecine, Docteur es-sciences.

45

Notes sur la flore de Coonoor (suite)

III. - PRAIRIES ET PAYS DECOUVERTS

172

Abutilon polyandrum

Schlecht.

A.

173

Anémone rivularis

Ham.

P.

174

Arenaria neelgherrensis

W. et A.

P.

175

Argemone me'xicana

Linn.

P. Échappé de jardin.

17G

Be'rberis nepalensis

Spr.

A.

177

Camellia theifera

Griff.

A . « Tea bush » Arbre à thé Cultivé.

178

Capsella Bursa-pastoris

Mœnch.

P.

179

Hypericum mysorense

Heyne.

A.

180

Malva verticillata

Linn.

P.

181

Oxalis corniculata

Linn.

P.

182

Polygala sibirica

P.

183

rosmarinifolia

\Y. et A.

P.

181

Portulaca oleracea

Linn.

P. Mauvaise herbe commune dans les jardins, mangée par les natifs.

183

Biophvtum polyphyllum

Munro.

P. Sensitive.

186

Bliamhus Wighiïi

W. et A.

A. Très conmun à Ooty, mais non à Coonoor.

187

persicus

Boiss.

A.

188

Sida rhombifolia

Linn.

P.

189

Spergula arvcnsis

P.l Dans tous les champs ) après la moisson, mau-

190

Stelladia média

~—

P.\ vaises herbes commu- / ne*s dans les jardins.

191

Viola distans

Wall.

P.

192

Wallheria indica

Linn.

P. rare à Coonoor.

193

Bupleurum mucronatum

AV. et A.

P.

191

Cassia mimosioidcs

Linn.

P.

193

tomentosa

A. Introduit de l'Amérique tropicale mais se trouve maintenant près de tous les villages.

196

Cotoneastor buxifolia

Wall.

A. Peu commun.

197

Crotalaria formosa

Grah.

A.

198

Linifolia

Linn. f.

P.

199

madurensis

Wight.

A.

200

rubiginosa

Willd.

P. Une grande variété de- vient un arbrisseau.

201

semperflorens

Vent.

A.

202

verrucosa

Linn.

P.

203

Dalbergia tamarindifolia

Roxb.

L.

201

Desmodium parviflorum

Baker.

P.

203

Hemiiigia Graliamiana

W. et A.

P. Fournit une teinture lirée

des glandes de la gousse.

200

Hydrocotyle asiatiea.

Linn.

P.

207

lnïligofera pulchella

Roxb.

A.

208

Osbèckia cupularis

Don.

P.

209

Wightiana.

Benth.

A.

210

Pimpinella Leschenaultii

D G.

P.

211

Potentilla Leschenaulliana

Ser.

P.

212

Fragaria nilgherrensis

Schldl.

P. « Wild Strawberry » Fraisier sauvage.

213

Bhodomyrlus tomentosa

Wight.

A. « Hill Guava » Goyaves

des montagnes. Le' fruit sert à faire des confitures.

4l>

214

Rosa involucrata

Iloxb.

C

Dog-roac. La rose de chien ordinaire.

SIS

Sophora glauca

Lesch.

A

216

Tephrosia Linctoria

l'ers.

P

217

Teramnus labialis

Spreng.

<;

218

An;i]ihaiis marcescens

'.. l:. c.

p

219

neelghcriaua

Il c.

p

220

oblonga

D C.

i'

-221

Wighhana

I> c.

p

-12-2

Anolis Leschenaulliana

W. et A.

p

233

affinis

W. et A.

p

224

Artemisia parviflora

Roxb.

p

223

Bidens tripartita

Lion.

i'

226

Crépis acaulis

Book. f.

227

Carissa paucinervia

A. cl C.

A

Fruit comestible.

228

Centralherum reticulalum

benth.

P.

-2211

biserocephala latifolia

D C.

P

230

chrysanlhemifolia

b c.

P

-231

Dipsacus Waikeri

Arn.

1>

232

Embelia flonnunda

Wall.

A

■m

Emilia sonchifolia

1) C.

P

234

Lngeron canadcnsis

Linn.

1'

Mauvaise herbe commune introduite d'Amérique

23S

alpinusvar.Wightii

P

2;;o

Galinsoga parviilora

Cav.

1'.

introduite d'Amérique : c'est seulement depuis

cinq ans que cette plante a fait son apparition sur les Nilgiris.

-237

Gaullheria fragrantissima

Wall.

A

« Winler Green » Pyrole, fournil l'huile de Gualtheria. « Gaullheria oil »

238

HelichrysuTi buddlcoides

D C.

L.

230

Jasminum bumile

Linn.

A

240

Laggcra alata

Schultz

I1.

241

plerodonta

Benth.

P.

212

Lobelia cxcelsa

Lcsch.

P

Il v a aussi une variété de diverses nuances.

-243

Loniccra Lescheiiaullii

Wall.

G.

d Willd Boney suckle ». Chèvrefeuille.

241

Lysimarhia Lcschonaultii

Buby.

P.

2 Ci

Mussœnda frondosa

Linn.

A

246

Oldcnlandia dichoioma

Koen .

I".

217

Senecio Bohenackeri

Book. f.

P.

248

polycephalus

c. b. c.

1'.

249

caudicans

b. c.

L.

250

Siegesbeckia orientalis

Linn.

1».

Très répandu.

251

Sonchus oleraccua

Linn.

1'.

252

Spilanthes acmclla

Linn.

P.

253

Taraxacum ol'iicinalc

Wir"

P.

IVhappédc jardin.

25 i

Vaccinium niighcrrense

Wl.

A.

2:>:)

Valeriana Leschcnaultii

1) C.

1'.

256

Wahlenbergia gracilis

D C.

P.

257

Wendlandia Notonia

Wall.

A.

258

Andrographis Lobelioides

Wight.

P.

259

viscosuia

ISces.

1'.

260

Allmania nodiflora

Br.

P.

261

Anlirrhinum Oronliura

Linn.

P.

Peu commun.

262

Brunelia vulgaris

Linn.

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{A suivre)

Cii. CRAY

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Expériences faites a 50 centimètres de profondeur dans le sol

pendant le mois de juin 1893 au moyen d'un thermomètre pour établir

les degrés de la chaleur du sol. (Pondichéry) Inde.

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Expériences faites à 50 centimètres de profondeur dans le sol

pendant le mois de juillet 1893 au moyen d'un thermomètre pour établir

les degrés de la chaleur du sol iPondiohéryi Inde.

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A. SADA

49 TÉRATOLOGIE

Un curieux exemple de Concrescence chez , le " Capparis spinosa "

J'ai pu constater tout récemment, au cours d'une de mes herbo- risations dans les environs de Saint-Cyr-de-Provence, sur un pied de Capparis spinosa, un curieux exemple de concrescence qui n'est pas sans intérêt au point de vue de la tératologie végétale.

Cette bizarre capparidée, qui croit surtout dans les terres selves et fait l'objet d'une industrie locale relativement développée, est un arbrisseau sous-frutescent, dont les tiges aériennes, grêles et nombreuses émanent toutes d'un fort pivot souterrain. Elles s'éta- lent en divergeant et retombent en se recourbant vers le sol ; elles sont ordinairement assez espacées entre elles, l'intervalle qui les sépare atteignant rarement, d'une façon générale, 2 à 3 centi- mètres. Malgré cette disposition qui semble ne favoriser en rien la concrescence de quelques-unes de ces tiges, j'ai remarqué que trois d'entre elles s'étaient complètement soudées pour n'en for- mer qu'une seule : résultat inévitable d'un rapprochement suffi- sant de chacune des trois tiges considérées. C'est ainsi que cette tige monstrueuse au lieu d'être cylindrique comme' ses congénères est absolument plate, ayant une épaisseur maximum de 2 milli- mètres, tandis qu'elle ne mesure pas moins de 2 centimètres de largeur alors que la dimension de la circonférence d'une lige nor- male atteint rarement 1 centimètre.

Quant à la concrescence de ces trois tiges, il ne saurait y avoir de doute ; d'ailleurs un simple examen à l'œil me permet de recon- naître sans erreur, le nombre exact de tiges qui ont donné nais- sance à la tige monstrueuse. On n'a qu'à regarder cette dernière avec un peu d'attention pour distinguer aisément les lignes longi- tudinales, très apparentes en vérité, suivant lesquelles s'est opérée- la suture ; on remarque également sur le trajet de ces lignes sutu- rales l'insertion des feuilles ainsi que celle des aiguillons qui occupent la base du pétiole. Cette tige monstrueuse comprend

T. III. 3*

50

doni quatre rangées de feuilles disposées dans le sens de la longueur

de la tige : les deux rangées externes (l el l) occupant les bords latéraux, dans un plan horizontal coïncidant approximativement avec celui de la tige concrescente ; les rangées médianes (2 et 3) dans un plan vertical sensiblement perpendiculaire à cette même tige et par conséquent au plan des rangées externes.

Quant ;i l'extrémité de la tige monstrueuse, au lieu d'être ana- logue à celle des liges normales qui n'offrent aucune particu- larité remarquable, elle présente une disposition aussi singulière (pie caractéristique : elle s'en- roule en crosse, simulant une sorte de cyme scorpioïde ou affectant plus exactement la forme d'une volute de violon.

C'est là, ce me semble, comme on en rencontre as.sez souvent dans le monde végétal, une de ces curieuses anomalies sur lesquelles je n'ai point t'ait de minutieuses et savantes recherches, mais que j'ai cru devoir signaler à l'attention des lecteurs, par cela seul qu'elle m'a paru digne d'intérêt.

Marius CAPODUKO.

Saint-Cyr-de-Provence, -'<> août iS!>:> (Var.)

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Galles du Querus ilicifolia

Dans le 24 du 1er septembre 1893 du Monde des Plantes, page 40G, se trouve une notice intitulée « Cas de Tératologie : c'est un Quercus pedunculata dont les bourgeons ont été, par suite de la piqûre probable d'un insecte, transformés en fausses cupules écailLeuses. »

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Si je ne me trompe pas, c'est sans doute la femelle de la Cynips (Diplolepis Géoffr. ) fœcundatrix qui a transformé ces bourgeons.

Un cas semblable a été observé par moi dans mon jardin de Fagervik, en Finlande, gouvernement de Nylande, au G0° de latit., sur un Quercus ilici/olia de 3 mètres de hauteur, sur lequel plusieurs bourgeons pendant les années 1892 et 1893 ont été ainsi transformés en galles.

C'est probablement cette môme Cynipsfœcundatrior, qui en est la cause, quoique je n'aie pas encore pu trouver un seul insecte développé, vu qu'elle a besoin de plusieurs années pour son déve- loppement.

Fagervik en Finlande, le 12 sept. 1893.

Bon Eduaiu» HISINGER.

Pélorie de la Linaire commune

Je dois à l'obligeance de M. l'abbé Gcndrot le plaisir de posséder dans mon herbier une forme de la Linaire commune (FJnariavul- garis Mœnch), qu'on trouve rarement et que pour ma part je n'ai pas encore rencontrée. Bien qu'elle soit depuis longtemps connue, elle n'en est pas moins intéressante. Chaque fleur possède 5 étamines; la corolle régulière, à 5 lobes égaux, courts et obtus, est pourvue de 5 éperons.

Celte pélorie a été nommée Peloria quinque nectaria, pour la distinguer d'une autre, Poloria aneclaria Gmel., à corolle sensi- blement régulière, mais dépourvue d'éperon.

D'après M. Franchet (FI. de L.-el-Ch., p. 422), les deux états peuvent exister à la fois sur le même individu et « se perpétuer durant durant plusieurs générations ». Cependant, Grenier et Godron (FI. de Fr., II, 576) leur attribuent un « ovaire stérile ». L'exemplaire recueilli par M. Gendrot aux environs du Mans, route d'isaac, ne porte que des fleurs à 5 éperons et les ovaires contiennent des ovules.

Ces « déformations singulières », dit M. Franchet (loc. cit.), se présentent « surtout dans les années humides. » C'est la conclu-

ïiï

sion sans doute d'observations assez nombreuses Celle qui fait l'objet de cette note est du -l^ juin dernier, el chacun sait que l'année 1<S!)3 a été particulièrement sèche.

Amb. GENTIL.

ORGANOGENIE

L'Ombelle

Le mécanisme de la formation de l'ombelle est certainement l'un des plus difficiles à concevoir, et surtout à établir, étant donné que les organes qui sont dans quelques espèces la réalisation matérielle du fail physiologique ne se retrouvent plus dans beau- coup d'autres. De plus, les idées généralement admises sur la question ont trop de force apparente pour qu'on n'éprouve pas une certaine hésitation à les attaquer ou du moins aies modifier, et, comme elles sont assez vraisemblables, il est nécessaire de les traitci' sérieusement, et de ne les aborder qu'avec des documents contrôlés et des preuves évidentes.

Je ne crois pas être inexact en disant que l'opinion la plus répandue fail de l'ombelle un corymbe perfectionné, régularisé, et par suite attribue son origine, comme celle du corymbe, à une modification de1 la grappe. La modification est simple; elle réside dans un raccourcissement exagéré des entrenœuds en raison duquel les insertions de tous les axes florigères paraissent disposés sur un même plan .

A première vue, l'hypothèse ne parait pas inadmissible : cette atrophie considérable des entrenœuds est un fait qui se présente ailleurs d'une manière incontestable, et nous l'avons déjà rencon- tré dans la fausse ombelle des Euphorbes el dans la eyme axillaire des Labiées. Toutefois, nous ne pouvons la supposer ici qu'autant que nous retrouverons dans l'inflorescence les caractères de la grappe, au moins quelques-uns.

Dans les espèces qui ont un involnere polyphylle, il est excessi- vement rare que le nombre des folioles de cel involucre corresponde

53

au nombre des rayons ; par suite, si l'ombelle est une -grappe, il faut supposer que les bractées des pédoncules supérieurs ont en partie avorté ; mais dans ce cas, les bractées inférieures devraient être, comme les axes auxquels elles donnent naissance, alternes, et par suite superposées. C'est ce quia lieu, nous l'avons vu, chez les Euphorbes.

Or, si vous étudiez les divisions de l'involucre, vous constatez qu'elles sont insérées sur un même plan horizontal, qu'elles for- ment absolument un verticille. Donc, l'ombelle n'estpas unegrappe.

Mais, direz-vous, l'ombelle ne serait-elle pas un capitule à réceptacle très peu développé et à fleurs pédicellées : nous aurions ainsi un nouveau mode du processus général qui épanouit les fleurs composées des Renonculacéesct des Synanthérées ;les Ombellifëres ont avec cette dernière famille quelques affinités qui autorisent cette hypothèse.

Sans doute; mais je vous demande encore la permission de ne pas m'y arrêter, car, selon moi, l'ombelle n'est pas une inflores- cence indéfinie, au moins dans son mode normal.

La grappe et le capitule ne sont pas terminés organiquement par une fleur: la seule limite qui arrête leur élongation est un avortement, car, dans le cas contraire, ils seraient une cyme. 11 n'en est pas de même de l'ombelle, dont le prolongement axile se couronnesoit par une fleur, si elle est simple, soit par une ombel- Iule, si elle est composée.

La preuve la plus évidente de cette proposition est fournie par l'inflorescence de la Carotte, chez laquelle, on le sait, la fleur cen- trale de tout le système est purpurine et sensiblement différente des autres. Pourquoi cette iïeur aurait-elle une forme particulière, si elle n'était pas la dernière production de la tige et la limite de son élongation ? De plus, si l'on étudie l'ombelle composée d'un grand nombre d'espèces, on y rencontre un rayon asymétrique et central. 11 est vrai que ce rayon manquedans beaucoup de formes; mais on peut le supposer atrophié, et voir dans celte atrophie une disposition aberrante de la disposition normale, qui ne saurait être infirmée par. ce fait seul. .

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Maintenant que j'ai fait voir ce que l'ombelle n'est pas, il faut que je montre ce qu'elle est. Le processus particulier de sa forma- tion, qu'elle soit simple ou composée, est identique dans tous les cas elle esf nettement caractérisée ; mais l'origine générale (1rs éléments qui la composent varie un peu selon les groupes. Dans le genre Allium, par exemple, dont toutes 1rs espèces ont la Lige non ramifiée, elle termine tout simplement cette lige, et elle se développe à son extrémité au sein d'une spathe qui s'ouvre ensuite en un involuerc monopliyllc ou polypliylle. Chez les OmbellifereSi, dont l'axe primaire se ramifie, l'ombelle se forme sensiblement selon le mode de la cyme terminale altérée ou non altérée. Dans le premier cas, la première feuille bractéale, en s'ouvrant, donne naissance à un rameau destiné a porter plusieurs ombelles (fig. 2), et de l'aisselle de cette bractée naît un autre rameau qui se termine h son tour par une ombelle ou bien se ramifie. Le premier de ces rameaux représente la continuation de la tige; ce fait est attesté par la priorité de son évolution, qui est presque entièrement termi- née quand le rameau axillaire commence à se développer. Lorsque le système général des ombelles est construit sur le type de la cyme non altérée. Taxe primaire se termine immédiatement par une ombelle; dans l'aisselle de la bractée se forme un rameau qui se termine encore par une ombelle, et le développement se continue dans le même ordre (fig. 1).

La formation particulière de l'ombelle s'opère sur le même mode que sa formation générale, c'est-à-dire, grâce à une déhis- cence. Comme dans toute structure florale, cette déliiscencc tend à être symétrique, tendance qui se rencontre déjà dans certaines espèces à la base des axes principaux, des pédoncules : dans fferacleum Sphondylium, par exemple, la dernière bractée s'ouvre non plus en une valve, mais en deux, dont l'une plus forte et plus développée.

La déhiscencede l'ombelle commence au limbe qui doit donner I involuerc. Ce limbe est encore, comme valeur biologique, très analogue à celui des feuilles caulinaires; aussi, dans la plupart des espèces, ce limbe est-il asymétrique, et plus développé vers la partie

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extérieure, vers la périphérie de l'individu (fîg. 3 et 4) . 11 est à remarquer que ce terme d' «involucre» n'est pas ici de la plus

. Schéma de l'inllorcsccncc de Berula angustifolia. 2. Schéma de l'inflorescence de jEtjopodium Podagraria. 3. Involucclle de Heracleum Sphondylium; p, partie tournée vers ta périphérie de l'ombelle. 4. Involucre de Berula angustifolia ; p, partie tournée vers le côté extérieur de l'individu. 5. Ombelle prolifère de Berula angustifolia.

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rigoureuse exactitude ; le limbe qui Lui donne naissance, en effet, ne se divise pas précisément en bractées, c'est-à-dire, en valves, mais plutôt en lobes qui s'accroissent comme s'accroisseni les lobes

de toute touille divisée ; seulement, comme ils sont sessiles, ces lobes, bien que partant du même point, tendent à diverger, comme les folioles verticillées des Rubiacées. Au-dessus du limbe involucral encore asymétrique s'en développe

un autre, régulièrement symétrique el s'ouvrant rapidement. Le produit de cette déhiscence est un verticille de rayons, lesquels sont parfois si abondants que leur nombre fera paraître ma théorie invraisemblable.

Vous me donnerez raison, cependant, si vous voulez bien consi- dérer l'importance, la richesse et la multiplicité des transforma- tions qui s'opèrent lorsque la feuille se sent animée de la tendance florale : pour n'en citer qu'un exemple, comment retrouveriez-vous l'organisation de la feuille de l'Immortelle dans son capitule aux bractées innombrables ?

Ce qui permet de résoudre la question, c'est ce fait selon mui indiscutable que ce qui passe delà feuille dans la flore, ce n'est pas l'expansion elle-même, ce n'est pas sa forme ou sa couleur, ce sont ses faisceaux fibro-vasculaires. Dans une fleur simple, les faisceaux des limbes superposés qui dans l'ombelle donnent naissance aux verticilles successifs de rayons donneraient d'abord des sépales, puis des pétales, puis des étamines, enfin un ovaire; dans l'om- belle, ils donnent des axes.

La tératologie elle-même vient à l'appui de ma théorie. Exa- minez l'ombelle prolifère de Berula angusti/olia représentée par la tig. 5, et cherchez à l'expliquer en supposant l'ombelle pallie de la grappe ou du capitule. Vous n'y parviendez que difficilement, tandis que la théorie que je viens d'exposer conduit, dans ce cas particulier, à un résultat très satisfaisant. Dans cette inflorescence anormale, la déhiscence du limbe involucral s'est faite régulière- ment ; de même pour les rayons du verticille externe; mais les fais- ceaux qui faisaient partie du bourgeon du deuxième verticille, au lieu de se séparer dès leur origine, sonlrestés unis sur une certaine

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'ongueur. Ils ont ainsi constitué un second pédoncule commun, lequel a donné naissance à son extrémité à un autre limbe invo- lucral représenté à la déhiscence par une foliole unique ; de celle foliole est issue une nouvelle ombelle.

La théorie de l'ombelle telle que je l'ai exposée ne me paraît laisser aucun point dans l'ombre, et j'espère qu'elle sera considérée comme satisfaisante. Elle suppose un certain nombre de limbes superposés, dont le plus externe s'ouvre en un involucre de pièces foliacées, et les autres successivement en verticilles de rayons con- centriques.

Elle explique à la fois l'ombelle simple et l'ombelle composée. Dans l'un et l'autre cas, elle permet de penser que la tendance foliacée des rayons ne leur est pas absolument ôtée, mais qu'elle se trouve modifiée de manière à donner à leur extrémité un bourgeon qui produira soit immédiatement une fleur (Al Hum), soit une nouvelle ombelle construite sur le même type et avec les mêmes moyens que la première (0 m bel 1 itères parfaites).

L'absence de l'involucre ou des involucelles dans un certain nombre d'espèces n'est pas un obstacle à cette manière de voir. Nous savons en effet que l'avorlement des feuilles-mères est un fait assez commun, et, pour ne parler que d'un cas de ce genre que nous avons étudié ensemble, je citerai l'Anémone, dont toutes les bractées, mâles et femelles, sont absolument atrophiées.

A. ACLOQUE.

Informations

La maison Dulau et O de Londres (37 Soho Square), vient de publier un catalogue de librairie des plus intéressants. Ce catalogue porte le no X et est consacré tout entier à la botanique phanérogamique. Une disposition très pratique été adoptée. Les familles de plantes y sont rangées alphabé- tiquement et on indique pour chacune les ouvrages qui s'y rapportent, ouvrages actuellement en vente à la librairie Dulau. Nous engageons nos lecteurs à se procurer ce catalogue. Nous y remarquons entre autres les ouvrages suivants : YIndex Kewensis de B. D. Jackson, renfermant la liste avec synonymes, noms d'auteurs, et distribution géographique de toutes les plantes phanérogames connues depuis Linné jusqu'à l'année 1885

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La première partie do cet ouvrage depuis longtemps annoncé vient de paraître au prix de 52 fr. 50 : l'ouvrage sera complet en I parties.

Erratum. Dans le 22 de cette Revue, page 294 (Statistique des Plantes australiennes du baron von Hubllbr), au lieu de : 5009 Compo- sitœ, lire : 830.

Près de sept mois de sécheresse, voilà le bilan de l'année. D'après un travail de M. l'abbé Maze, publié dans le Cosmo* du '.• septembre dernier, la sécheresse serait périodique et ferait sa réapparition tous 1rs 42 ans

Avis aux vivants en 1988.

Bibliographie

Les Diatomées d' Auvergne par le Frère Héribadd Joseph (1).—Splen«

dide ouvrage en vérité et pour le fond et pour lu forme que celui du savant botaniste de Clermont. Ce volume de 258 pages, orné de n planches esl du plus haut intérêt. Il sera lu avec le plus grand plaisir par tous les Cryplogamistes.

Dans une introduction les ouvrages précédents sur le même sujet sont énumérés et le concours prêté par divers botanistes indiqués, l'au- teur donne des notions sommaires sur les Diatomées. De l'immutabilité de celles-ci à travers les siècles, il lire avec raison un argument puissant contre le transformisme et en faveur de la fixité de l'espèce. Il distingue ensuite les Qorules spéciales, celle des sources minérales, celle de la plaine, celle de la montagne, colle des dépôts fossiles.

Dans le corps même de l'ouvrage, le distingué professeur donne la liste des diatomées avec leur distribution géographique.

Suivent des additions qui complètent rémunération précitée et donnent la liste des espèces de piusieurs depuis particuliers. Nous souhaitons au consciencieux travail du Frère Hkkibai l> le légitime succès qu'il mérite.

AHand-booktotheFloraofCeylan. Pait.I. by HbnrtTrihen.M.B. F. R. S. Director of (lie H. bot. Gardens. Celte première partie contient la description complète de toutes les plantes Indigènes de l'île de Ceylan

appartenant aux Renonculaeées ri aux familles suivantes jusqu'aux Ana- cardiacées inclusivement. Bile est illustrée de -2:; planches coloriées repré- sentant quelques unes (les espèces les plus intéressantes. Ce travail est édile à Londres, chez .MM. DlILAU et Co., .'i7. Soho .Square au prix de 26 IV 28 L'ouvrage entier comprendra quatre parties semblables qui paraîtront par intervalles et formeront 2 volumes de texte in-8°, et un atlas de

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59

100 planches colorées, in-4°. Le prix de souscription à l'ouvrage entier est dès à présent fixé à 88 fr. 60, payables d'avance, soit aux éditeurs, soit à l'auteur, à Peradeniya (Ceylan).

Cette flore de Ceylan est publiée sous le patronage et avec l'assistance du gouvernement de la colonie. Elle a été écrite en tenant compte des usages locaux ; un des buts principaux de l'ouvrage a été de faciliter au botaniste la détermination exacte de chaque espèce du pays. Dans ce but on a donné de longues clefs analytiques et des descriptions complètes; on a joint les noms Cinghalais et Tamouls ; on a mentionné la distribution géographique de chaque plante dans l'île, l'époque de sa floraison, son histoire, ses usages et propriétés. On a aussi tenu compte de toutes les publications antérieures sur la Flore de Ceylan, de telle sorte que le pré- sent manuel tient au courant de tout ce qui a trait à la Flore Cingha- laise (1).

Revues

SOMMAIRES

Bulletin de l'herbier Boissier (août). Plantce Poslianœ. Fasc. VI. E. Post et E. Autran. Quelques mots sur le Pediastrum simplex Meyen. E. de Wildeman. Trois plantes nouvelles pour la flore française (Linnœa borealis, Rhododendron hirsutum, B. intermedium. Alpes Lémaniennes). John Briquet. Notes bibliographiques sur les ouvrages de botanique de M. Bardosa Rodrigues. Alfred Cogniaux. Quelques mots sur les roses de l'herbier de Besser. François Crépin.

Cosmos (20 août). Influence des radiations solaires sur les végétaux. G. Landel.

(2 septembre). Plantes insectivores. Falsifications des graines.

(9 septembre). Les Badamiers. H. Léveillé. Relations des différents groupes de la série cryptogamiquc. A. Acloque.

Feuille des Jeunes Naturalistes (1er septembre). Tableau synoptique des Ustilaginées et des Urédinées (suite). L. Géneau de Lamarlière.

Journal de botanique de la Société botanique de Copenhague (T. XVIII). Sur quelques phénomènes de croissance chez les Cladophora et Chœto- morpha. L. Kolderlp Rosenvi.nge. Scitaminece nonnullse novee vel minus cogniue. O.-G. Petersen.

Naturaliste (15 septembre). Encore le Polygonum sachalinense. Dou- met-Adanson, Ylsaria densa, champignon parasite du ver blanc ; son emploi en agriculture dans la lutte contre le hanneton. Dr Koehler. Les Cèpes et leurs alliés. P. Hariot.

Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France (Sep- (I) La 1" partie a paru en mai 1893.

60

tembre). Le dattier h six tries do Biskra. E. Ouvibb. Los ihméno- mycètes dos environs de Moulins (suite). Abbé II. Boubdot.

Bévue scientifique du Limousin ii:i septembre). L'Herbier scolaire. Cb. Le Gendre. Les Onagrariées du Limousin Bn . Ce. Le Gendre.

EXTRAITS ET ANALYSES

Plantae Postianae. Le fascicule VI t\c ce travail vient de paraître dans le Bulletin île l'hrr- bier Iioissier. Voici les espèces nouvelles qui y sont décrites : Scaligeria Hcrmnnis Post. ; Cynara AuranUica Post. ; Verbascum Gadarense Post. ; V. fruticulosum Post. ; V. macranthum Post. ; Origanum Dayi Post. ; Salvia Nusairiensis Post. ; Phlomis platystegia Post. ; Potamogeton f'/iiulœ Post.

Sociétés savantes

Académie des Sciences de Paris

Séance du 10 Juillet. Note do M. Maquenne sur la composition de la miellée du tilleul. Cette exsudation, qui peul devenir assez abondante pour tomber en gouttelettes sur le sol, paraît être liée à l'existence d'un puceron qui vit alors on parasite sur la fouille. L'autour conclut dos ses recherches que la miellée du tilleul est, par sa composition, comparable à la manne du mélèze et à celle de VAlhagi camelorum.

.Note t\o M. J. de Cohdemoy sur la (1 iflércticiation des tissus chez les Mono- cotylédones à formations secondaires.

Séance du 17 Juillet. MM. Sauvageao et Perraud ont étudié Vharia farinosa, champignon parasite qui s'attaque spontanément à la larve de la Cochylis ambiguella Hùbner, plus connue sous le nom de ver de raisin. En exagérant les conditions naturelles d'existence du champignon et en employant le procédé de l'aspersion, on pourrait utiliser le cryptogame pour la destruction do l'insecte.

M. l'n. Barbier a trouvé, au cours de ses recherches sur l'essence de roses, que le rhodinol de cette essence constitue la modification stable à laquelle correspond une modification instable, que l'on ne connaît pas encore mais qui peut reproduire la première sous l'action de l'anhydride acétique.

Séance du 24 Juillet. Note de M. A. Prunet sur le Rhizoctone, cham- pignon parasite de la luzerne.

Mémoire do M. Bureau sur les prétendues fougères fossiles du calcaire grossier parisien.

Séance du Si Juillet. Note de M. Dehérain sur l'inégale résistance § la sécheresse de quelques plantes de grande culture. Les plantes qui sont

64

munies de longues racines résistent le mieux quand la terre qu'elles occu- pent repose sur un sous-sol perméable.

Note de M. Qceva sur le caractère anatomique delà tige des Dioscorées.

Note de M. Aidocard sur le développement de l'Arachide. L'auteur énumère les substances qu'elle renferme. Le sucre y tient le premier rang. Il se trouve surtout dans les racines, si bien que celui-ci pourrait presque remplacer la réglisse. Toutefois ce sucre n'est que de la Saccharose .

Séance du 7 Août. Note de M. Landel sur l'influence des radiations solaires sur les végétaux.

Note de M. Qdeva sur les bulbilles des Dioscorées.

Séance du 1-4 août. M. Ciiatin a étudié une variété de truffe du Cau- case, nommée Touboulane. il la rattache au genre Tirfezia et à l'espèce T. Boudieri dont elle formera la variété Auzepii. L'aire géographique qui renferme les variétés de Tirfezia s*étend du Maroc à Tunis et de l'Arabie au Caucase.

Séance du 21 août. Observations de MM. Boyer et Lambert sur deux nouvelles maladies du mûrier blanc causées l'une par une bactérie (Bacte- rium Mari), l'autre par un champignon.

. Correspondance

Poona, 3 août 1893.

.Nous n'avons dans la présidence de Bombay que quatre espèces indi- gènes d'Onagrariées : Tmpu bispinosa Roxb., Ludwigia parviflora Roxb., Jussiœa repens L., ./. .w/frulicosa L. Il y a dans les jardins quelques espèces exotiques.

Dans ma prochaine lettre je vous donnerai l'habitat exact des espèces de

Bombay.

Dr J.-C. LISBOA.

Meudon, 28 août 1893.

Cher et très honoré collègue,

J'ai reçu hier à Meudon (Seine-et-Oise) que j'habite à cette époque de l'année, votre tout aimable lettre, ainsi que la petite boîte chargée qu'elle accompagnait. Veuillez agréer tous mes remerciments au sujet de l'un et l'autre. L'honneur que m'a fait l'Académie internationale de Géographie botanique est d'autant plus grand que je n'y avais aucun titre sérieux. Ainsi que j'ai déjà eu l'honneur de vous l'écrire, la Géographie botanique est l'une des branches de la science des plantes dont je me suis le moins occupé ; aussi ne dois-je la haute distinction que viennent de m'accorder

02

M. le Baron ton MuellercI l'Académie don) Il es Din cteurqu'à une indul- gente bienveillance dont je leur suis fort reconnaissant. Toutefois cette bienveillance ne doit pas devenir onéreuse pour l'Académie; aussi vous prierai-je de me faire connattre la valeur des brillants insignes qui en Boni l'expression matérielle pour que je puisse vous en faire parvenir le mon- tant.

Veuillez agréer, etc.,

P. DUCHARTRE.

Mac Gill University Montréal, 16 août lv

Cher Monsieur,

J'ai à remercier par voire intermédiaire les membres de l'Académie Internationale de Géographie botanique pour l'honneur qui m'a été conféré par mon élection en qualité d'Associé libre. Fidèlement vôtre,

DAWSON.

Institut Pasteur, Paris, h- 1-2 sept.

.Monsieur et cher Collègue,

J'ai reçu avec grande satisfaction la Médaille scientifique internationale que l'Académie de Géographie botanique a bien voulu me décerner le l.'j août dernier.

Veuille/, je vous prie, être l'interprète de me- sentiments de gratitude

auprès do M. le Baron von Muellcr, Directeur de celle Académie et des membres qui la composent.

Veuillez agréer, etc.,

!.. PASTEUR.

Jardins botaniques de Singapore, 16 août 189.3. Cher Monsieur,

J'ai reçu aujourd'hui votre carte m'informant de ma nomination en qua- lité d'Associé libre de {'Académie internationale >i<- Géographie i»>t<i- nir/ur; je m'empresse de vous exprimer ici mes remerciements pour l'hon- neur que m'a fait l'Académie. Je demeure, etc.,

Henry RIDLEV.

G3

Société d'Agriculture, Sciences et Arts Le Mans, 19 septembre 1893. de la Sarthe, fondée en 1761.

Monsieur le Secrétaire perpétuel, Après m'avoir inscrit au nombre de ses membres Associés lib?*es, l'Académie internationale de Géographie botanique m'a fait un nouvel honneur en me décernant une de ses médailles. Je suis très flatté de cette distinction, qui m'est un précieux encouragement, et je vous serai recon- naissant de transmettre au très honoré Président de l'Académie l'expres- sion de toute ma gratitude, en même temps que l'hommage de mon pro- fond respect.

Veuillez agréer, etc.,

Amb. GENTIL. Je vous fais remettre 10 fr., dont A pour la médaille et 6 pour Le Monde des Plantes.

Jardin botanique royal, Péradéniya, Ceylan, 14 août 1893. Cher Monsieur,

Je vous remercie de votre communication m'informant que j'ai été nommé membre de Y Académie internationale de Géographie botanique.

Henry TRIMEN.

Berkeley, Californie, 20 août 1893. Cher Monsieur,

J'apprécie grandement l'honneur qui m'a été fait par ma nomination comme membre de la savante Académie internationale de Géographie botanique et j'en suis sincèrement reconnaissant.

Edw. L. GREENE.

Herbier du Gouvernement du Cap, Capetown, 21 août 1893.

Cher Monsieur, J'ai entre les mains votre aimable communication et, bien que je n'ese me promettre d'être utile à votre estimable Société, comme membre actif, je vous prie de faire connaître à cette Société que j'apprécie hautement l'honneur de l'affiliation qu'on me propose. Il y a trente aus bien comptés que je suis au Cap et il est possible que des questions se présentent sur lesquelles je puis donner des renseignements suffisants et plus modernes que ceux qu'on tire des travaux un peu anciens de Ecklon et Zeyler et

J.-F. Diège.

P. MAC-OWAN.

64

A joindre à ces lettres celle do M. de Beldreicb el celles des savants qui remercient le Directeur de l'Académie de leur avoir conféré la médaille, notamment de MM. Nylander, Dedeaox, Renauld, Frère Héribaud, Flahaolt, Viaud-Grand-Marais, Bocquillon-Limousin, Danoeard, Chatin, Vbsqub.

Petite correspondance

M. Vergara. Madrid» Voyez aux sommaires des Revues un travail de M. Crépin sur les Rose-, paru dans le Bulletin 'le Vherbier /Joissicr.

Donateurs :

HÉRIBAUD Jll.

0. Debeai \. J. Lange.

F. Renauld.

Ouvrages parvenus à la Direction de la Revue

Titres et nom- d'Auteurs :

Les Diatomées d'Auvergne. Frère Héribaud Joseph.

Contributions à la Flore de la Chine. Fasci- cules I-IV. 0. Debeaux.

Journal de botanique publié ])ar la Société botanique de Copenhague. T. XVIII,

Musci exotici novi vel minus cogniti a F. Re- nauld et J. Cauuot descripti adjectis Hepaticis quas elaboravit F. Stefa.m.

Musci Coslariscenses, auctoribus F. Renauld et J. Caudot.

Conn. II. W. The fermentations of milk Milk fermentations and their relations to dairying. J. Christian Bay.

Materials for a monograph on inuline. J. Christian Bay.

Bibliography of the TannoTds. J.Christian Bay .

Le Rosier dans le département de l'Aube. Ch. Baltet Cii. Baltet.

Bombay Grasses. Part. VI. Dr J. C. Lisboa. J. C. Lisboa.

J. Christian Bay

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Tout en dégustant un verre de limonade, je vais vous donner lecture d'une page ou deux des « Vingt ans dans l'Inde » qui com- pléteront le cadre du tableau dans lequel se meut l'excellent Marseillais :

« Ma paroisse se compose de soldats indigènes et de leurs o familles, de femmes et d'enfants de régiments en service hors de « l'Inde, de militaires retraités et de travailleurs ou coulis, ainsi « que de domestiques d'Européens. Les militaires et musiciens, « ainsi que les soldats en retraite, sont tous d'excellents catholi- « ques. Habitués à la discipline, ils trouvent tout naturel d'obéir

T. III.

06

h aux lois de l'Église. Le dimanche, ils viennent à la messe en « grand uniforme, conduits par leur officier. Chaque t'ois que je « les vois arriver ainsi, je pense à la France, les soldais sont

« traités comme des bêles de somme sans âme et sans Dieu. Quelle « douleur de penser que si ces hommes avaient pour chefs des « officiers français et catholiques, ils ne pourraient venir à l'église

67

« qu'en se cachant, quand ils n'auraient pas un service juste à « l'heure de la messe! Avec les Anglais, rien de semblable : Dieu « conserve tous ses droits et rame de tous est respectée par les « chefs. A ce propos, je citerai un fait fort remarquable :

« Les musiciens d'un régiment, qui étaient tous catholiques, « reçurent l'ordre de se rendre à une soirée à laquelle les musul- « mans avaient invité le colonel et les officiers. Or, ils apprirent < que cette cérémonie devait avoir un caractère religieux qui ce répugnait à leur conscienee. Le tambour-major se rendit aussitôt « chez le colonel et lui déclara que lui et ses hommes le priaient « de les dispenser de ce service, attendu qu'ils ne pourraient . obéir qu'en manquant à leurs devoirs de catholiques. Le colonel « essaya de vaincre la résistance de ce brave homme, mais n'y « pouvant réussir, il m'écrivit pour me demander mon avis. Il « m'exposait le cas très clairement, et il eut même la générosité « de remettre la lettre au caporal des musiciens qu'il me priait « d'interroger. Je répondis que celte cérémonie me paraissait peu x en rapport avec la foi de soldats chrétiens, et je priai le colonel « de rapporter son ordre du jour relatif à l'assistance des musi- « ciens. Il le fit immédiatement, et aucun catholique n'assista à « la cérémonie. Voilà, cerne semble, un beau trait de libè?*alisme «. vraiment chrétien.

« Les autres chrétiens, ouvriers et domestiques d'Européens, « sont moins bons. Les domestiques surtout ont généralement les « mains crochues, et quoique parfaitement civils, ils ne se gênent « guère de « vivre à la hussarde ». Les Coulis, c'est-à-dire ceux « qui vivent au jour le jour, travaillant la terre, aidant les maçons « comme manœuvres, allant recueillir du bois dans la montagne « pour le vendre en ville, etc., sont grossiers et ignorants, et leur « extrême pauvreté ne leur permet guère de fréquenter l'église. « Plusieurs n'y viennent que pour Pâques et les grandes fêtes. « Ces pauvres gens ne possèdent rien absolument; ils ne vivent « que de ce qu'ils peuvent gagner chaque jour. Le mari peut, en « travaillant toute la journée, revenir à sa misérable cabane avec

08

« deux annas, soit environ vingt-cinq centimes; la femme ce « reçoit que quinze ou vingt centimes. Et avec cela il faut sou- ci vent nourrir deux ou trois vieillards et plusieurs enfants. Ceux- « ci vont ramasser des bouses de vaches qui, pétries en gâteau et u desséchées, font un excellent combustible pour les besoins du > ménage. Quand la maladie arrive ou que le chef de famille & vient à mourir, quelle affreuse misère, quelles terribles souf- « frances! Et cependant l'on n'entend pas de plaintes parmi ces « malheureux mourants de faim. La fameuse question sociale ne « trouble pas le gouvernement de l'Inde. Ce peuple est d'une « patience étonnante; quand il peut se remplir son ventre, il est '< heureux et il chante sans jamais songer au lendemain. Si le « lendemain il faut mourir, il meurt tranquillement et part pour '< l'autre monde sans regretter celui qu'il quitte.»

Orphelik \ i

11 se fait àVellore un grand commerce d'indigo. Avant de quitter cette cité, payons une visite, suivant l'expression anglaise, au jardin dans lequel se trouvent les tombes des femmes d'IIvder- Ali. Ces tombes de forme polygonale sont quelque peu abandon- nées. Elles sont peu intéressantes si on les compare à celles que nous aurons occasion de voir dans le nord de l'Inde. Celles-ci nous permettront de dire que ce qu'il y a de plus beau dans l'Inde ce sont, jusqu'à un certain point, les tombeaux.

- 69 ;-

Je n'ai eu, en somme, qu'une entrevue avec l'excellent P. Bau- lez; car, en 1888, ainsi que je crois l'avoir déjà dit, c'est à peine si je pus le dévisager dans la nuit, lorsque le train stoppa quelques minutes en gare de Katpadi.

C'est par cette dernière station que nous passons en quittant Vellore pour nous diriger vers les Ghattes orientales.

Nous entrons sur le réseau du Madras Raiïway. Les wagons de cette compagnie affectent la même disposition que celle de nos wagons d'Europe. Cependant, des banquettes mobiles qui se relè- vent et se iixent au moyen de chaînes ou de supports permettent aux voyageurs de jouir d'une couchette pendant la nuit.

Nous franchissons successivement avec une vitesse moyenne un certain nombre de stations, entre autres Ambour, témoin des luttes engagées au xvme siècle entre l'Angleterre et la France, Jollarpett, point s'embranche la ligne du Mysore. On donne dans l'Inde, aux points d'où partent ainsi des embranchements, le nom de jonctions. 11 me souvient encore d'un superbe orage qui eut lieu au moment je parcourais cette ligne. Des éclairs, comme on n'en voit que sous les tropiques zébraient le ciel, et la foudre venait frapper parfois les sommets dénudés des collines. Une autre fois, c'était un incendie que nous laissâmes rapidement derrière nous.

Salem, voici Salem. Nous mettons pied à terre, et bientôt nous voilà allongés avec nos bagages que des coulis ont transporté pour quelques cashs dans une voiture, sorte de demi-fourgon. Une natte sur laquelle nous sommes couchés ou accroupis ne saurait suffire à amortir les cahots de la roule.

La route dans ces conditions nous paraît longue et elle l'est, en effet, car la gare est assez distante de la ville. Le train s'arrête à Suramangalam.

Jusqu'ici rien de bien nouveau. Un barbier et son client assis sur une natte. Tandis que ce premier rase la tête du second, ce dernier s'examine dans une glace. A côté un vase pour le savon confectionné avec une moitié de fruit de Rondier. Les barbiers indiens usent de savon avec parcimonie. Quelques femmes revien- nent de puiser l'eau h la fontaine. Elles marchent de compagnie

- 70

portant leurs pannelles ousattis, q u i sur la léte, qui .sur la hanche. Quelques chiens parias errent, ça et là, dans la roule. Le chien dans l'Inde est réputé animal impur.

Nous approchons de la résidence du missionnaire nous trou- verons une généreuse hospitalité. Quelques Indiens dorment sous les vérandahs de leurs maisons. Voyez ces deux trous en forme de petites niches de chaque cote de la porte, c'est la que l'on place durant la nuit la lampe formée d'un simple pelit vase en terre et alimentée par l'huile de coco ou de sésame.

i Mi. III ÏREES » AllliKI ÎS DS MIT D'AUSTRALIE

De Salem on aperçoit les montagnes. Quelques-unes môme s'élèvent abruptes, parfois en forme de pains de sucre, aux portes

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même de la ville. Chose bizarre! dans le sud de l'Inde, on va de plein pied jusqu'à la base de celles-ci, quelquefois même on des- cend. Ceci, joint à d'autres caractères, atteste la haute antiquité des monts indiens.

Les Chattes orientales que nous allons visiter ne forment pas à proprement parler une chaîne. Elles se composent plutôt de chaî- nons distincts. Cette branche orographique est moins élevée et plus éloignée de la mer que la chaîne des Ghattes occidentales.

Voici le P. Bertho, homme d'un flegme tout britannique. Son intervention dans une émeute suivie de luttes entre brahmanistes et musulmans lui a si bien concilié la sympathie des habitants de Salem que ceux-ci, bien que païens, l'ont envoyé siéger au conseil municipal. Ceci a été une indication pour le gouvernemeut anglais qui, depuis lors, s'est empressé de nommer directement lui-même à cette charge les PP. Bosquet et Durier, successeurs du P. Bertho, aujourd'hui directeur du beau collège de Mandja- coupam.

Prenons à Salem quelque repos. Visitons les alentours, mais méfions-nous de l'eau. L'eau potable fait, en effet, défaut dans celte ville de 50 000 habitants, chef-lieu du collectorat qui porte son nom.

La ville de Salem est située à 573 mètres d'élévation au-dessus du niveau de la nier. Sur les montagnes voisines s'élèvent des pagodes et pagodins comme on en rencontre partout sur les hauts lieux aux Indes. De ces montagnes on extrait un minerai de fer qui sert à fabriquer un acier excellent. L'une d'elles est presque entièrement formée de ce minerai. Salem est aussi renommée pour ses oranges exquises.

Les chacals abondent autour de la ville, et nous en aurons la preuve la nuit, quand nous entendrons leurs cris et leurs gémisse- ments qui ressemblent aux cris d'une troupe d'enfants. Parfois les chiens se mettent à leur poursuite et c'est un concert de cris, de hurlements, d'aboiements, dont on se passerait volontiers. Cha- leur, moustiques, serpents, scorpions, fourmis, cancrelas, tout se met de la partie pour troubler votre repos.

7-2

Le soir, un pauvre malheureux, piqué par un scorpion, vient réclamer le secours du missionnaire. Toul missionnaire est un peu médecin par la force des choses.

« N1GHT TUEES » ARBRES DE MIT

Le lendemain, au point du jour, nous montons dans une voilure qui va nous conduire aux pieds de la montagne. J'ai fait le trajet à plusieurs reprises, tantôt dans une voiture attelée d'un cheval, tantôt dans une charrette traînée par des bœufs. Celle-ci, sembla- ble d'ailleurs à celle qui nous a amenés à Salem, mérite toutefois une description. Elle est montée sur trois pièces de bois. La pièce centrale se prolonge en avant pour séparer les deux bœufs. Le cou des deux animaux supporte une barre transversale. Une corde passée dans leurs narines sert h les diriger. Le conducteur presse ses bêles en criant, frappant, poussant du pied entre leurs jambes et en tortillant leur queue. Une grande nalle fixée à des bambous recouvre la charrette. Il y a dans l'Inde les bœufs qui trouent et ceux qui ne trouent pas. Les premiers, d'un prix élevé peuvent faire concurrence aux chevaux, surtout dans les routes poudreuses ; quant aux seconds, d'un prix modique, ils font au maximum 5 à 6 kilomètres à l'heure.

Dans les champs, ces troupeaux paissent l'herbe rare sur une terre brûlée et dénudée. Des corbeaux qui sont, suivant le mot du P. Baulez, et ainsi que nous l'avons vu, une institution dans l'Inde, sont perchés sur le dos des bœufs et au grand contente- ment de ceux-ci les débarrassent des tiques.

{A suivre). H. LEVE IL LÉ.

73

EN AFRIQUE

Mon cher Monsieur,

Comme je suis en ce moment à Banana, Ton m'a envoyé me guérir d'une malaria gagnée dans le Mayombe, j'en profite pour vous causer un peu de cette station ; c'est une suite naturelle, d'ailleurs, h mon précédent récit de voyage. Banana, appelé ainsi probablement parce qu'on n'y voit aucun bananier, est le sanita- rium général du Congo : on y respire l'air de la mer à pleins poumons. La fièvre intermittente, bien que rare, existe pourtant ici, car l'étroite langue de terre (200 mètres de largeur environ) sur laquelle est construite la ville, est coupée de marais assez importants, communiquant ;i l'est avec l'embouchure du Congo.

Peu de malades, d'ailleurs ; nous ne sommes que deux à pré- sent, et tous deux affligés d'un énorme appétit.

BANANA î L'ANCIEN PHARE.

A part les marais, le sol ici ne se compose que de sable.

s

74

La plage, 1res étroite, n'a qu'une vingtaine de mètres à marée basse, et un nu deux à marée haute ; une route la longe dans la plus grande partie de sa longueur.

Les constructions sont, du sud au nord, la factorerie hollandaise, suite importante de bâtiments; puis la maison française, nous prenons nos repas, el tenue par un Polonais naturalisé, M. Xuero- witz ; les bâtiments de l'Etat sanitarium, tribunal, douane, postes, casernes, habitation du docteur Etienne : enfin la factore- rie portugaise du Zaïre et le cimetière.

Le règne animal est très peu riche ici ; comme mammifères, des rats, et les quatre ânes de la mission de Moanda. qui viennent souvent prendre les voyageurs ici ; comme oiseaux, l'aigle charo- gnard [Halioctus vocifer), et des bengalis; a part cela, quelques crocodiles dans le fleuve, des poissons assez délicats, des crabes, des langoustes, des écrevisses et des crevettes, l'huître de palétu- viers, et très peu de mollusques sur la plage. On est frappé surtout de la rareté des gastéropodes. Pour en trouver, il faut aller du côté du fleuve, des crabes de la tribu des pagures vont chercher ces coquilles, en font leur habitation et vous les apportent à la rive (2 Cerithiiu», le Purpura lapillus, I Olivancillaria^ I Fusus

Parfois la mer rejette à la plage quelques Balanes el des Sertu- laires attachés à des débris de coquilles.

A pari les moustiques, les maringouins, une cicindèle el uu grand longicorne voisin dv^ Cerambyx, les insectes sont assez rares.

Les eaux de la mer rejettent en quantité une algue microsco- pique qui verdit le sable ici.

La végétation est tout aussi pauvre : dans les marais, des palé- tuviers, une fougère, des Phœnix spinosa ; dans le sable, un Carex^ une ou deux graminées \\ longues tiges rampantes, une convolvu- lacée à feuilles coriaces et plusieurs papilionacées, etc.

Comme plante importés, une espèce de Bougainvillea^leMan- gifera indica, le Corossol ou Cœur-de-Bœuf Anona relicuîata L.), et surtout le Cocotier.

Le Cogo nuci/er i L , introduit il ;. a cinq ou six ans dans la

/o

pointe de Banane, la recouvre presque complètement aujour- d'hui.

Les stipes peuvent avoir de trois à cinq mètres de hauteur à présent. Ceux qu'on a soignés et dépouillés constamment de leurs feuilles inférieures ont cette taille. Les autres sont plus bas et ont le stipe renflé à la base comme un oignon gigantesque.

JEUNE P W.i I I VIKK

Quelques-uns (rentre eux deviennent malades en ce moment. J'en ai fait abattre deux : le stipe était intact mais les racines étaient fortement attaquées, probablement par un champignon microscopique, car il n'y avait pas trace d'insectes. L'absence d'un microscope m'a empêché de vérifier la chose.

J'ai lu dernièrement dans une publication qu'il suffisait de man- ger un coco entier, brou et lait, comme purgatif, et même tcenia- fuge. J'ai expérimenté plusieurs fois la chose ici sans ressentir aucun effet semblable.

Les indigènes se servent ici des feuilles pour faire des balais et des porte-charges. (Moutêtes).

{A suivre) Paul DUPIÏS.

Banane/., fr septembre 1895.

70

UN NAUFRAGE DANS LA MER DES INDES

NAUFRAGE DU « NIEMEN »

Colombo, le 30 janvier 1893.

Parti de Calcutta le 15 janvier à 7 heures du matin, pris la mer le lendemain à 2 heures du soir faisant roule pour Madras; arrivé à Madras le 10 à 6 heures du matin et reparti à 8 heures du soir ; arrivé à Pondichéry le 20 à 5 heures du matin, reparti à Midi ; doublé le phare de Trincomale le 21 à h heures 5 du matin. Jusque-là beau temps, traversée heureuse et tranquille.

Vers 9 heures 45 du matin, nous étions à environ 23 milles dans le sud du phare à environ 6 milles de terre, un fracas subit se produisit à l'arrière et la machine s'emballa avec une telle vitesse et de telles trépidations que je me doutai de la rupture de l'arbre de couche. La machine ayant été stoppée immédiatement, le chef mécanicien sejiréeipila dans le tunnel pour se rendre compte de l'avarie, mais en pénétrant il fut repoussé par une forte pression d'air refoulé ; et un envahissement considérable d'eau. La porte du tunnel fermée puis épootillée, toutes les pompes furent mises en action, les vannes étaient fermées, les portes des cloisons étanches aussi.

La sonde a la cale arrière n'accusait encore que peu d'eau et fut bientôt étanche, mais la cale extrême arrière accusa bientôt une augmentation rapide de l'eau à la sonde; le coqueson arrière se remplissait également. Je fus convaincu alors que l'avarie était encore plus grave que je ne l'avais cru d'abord et qu'il devait s'être produit une voie d'eau considérable à l'arrière. Le Tunnel lui-même dût avoir été crevé, car l'eau commença à monter à la sonde de la cale et à envahir aussi rapidement la machine. Les pompes fonctionnèrent constamment. Je crus prudent de me rap- procher de la côte pour y sauver le monde et le navire soit en l'échouant avant qu'il ne vint à couler, le maintenant droit autant que possible, l'arrière échoué et l'avant flottant. Je pouvais ainsi garderie monde h bord et attendre les secours soit d'un navire qui passerait, soit de terre. Je savais la côte semée de roches

77

éparses et la plage peu abordable à cause de la barre et des lames roulantes qui déferlaient sur une large étendue, et Ton risquait de noyer beaucoup de monde avant d'arriver à terre, surtout femmes, enfants et vieillards. Nous avions mis le pavillon en berne et nous étions prêts à faire des signaux d'alarme au premier navire qui passerait au large. Je fis immédiatement établir toute la voilure et mettre le cap droit sur la terre, cherchant le plus possi- ble à gouverner sur l'endroit d'après la carte nous avions le moins de chance de rencontrer des roches avant d'arriver à la plage, mais la brise était très faibled'abord et le navire gouvernait peu. J'avais réuni sur la passerelle les principaux de l'équipage le 2me capitaine Mr. Capani, le 1" lieutenant Mr. Themèze, le chef mécanicien, et le maître d'Équipage. Je leur indiquai la si- tuation et mes intentions, leur demandant s'ils reconnaissaient l'urgence de leur accomplissement bien s'ils voyaient d'autres partis h prendre.

Tous unanimement reconnurent l'urgence de ma décision.

Le navire alors dérivait presque sans gouverner, mais très heu- reusement sous l'action d'une faible brise de NNE et d'un peu de courant vers la terre. Je doutais un instant qu'avec le peu de brise qu'il y avait nous pussions arriver à nous échouer avant de couler, l'envahissement de l'eau gagnant toujours sur le pouvoir des pompes. Les feux de la machine avaient été éteints, crainte d'explo- sion, avant l'arrivée de l'eau à leur niveau, la petite chaudière allumée et mise en pression pour ne pas interrompre le fonc- tionnement des pompes de cale de la machine en même temps que de celles du pont. L'eau montait toujours dans les cales arrière et dans la machine. Il n'y avait plus qu'à attendre que le navire put être échoué pour songer à un débarquement le plus près de la plage possible. Je donnai des ordres et des instructions à un lieu- tenant M. Poggé et au commissaire Mr. Wolirer parlant l'anglais et leur dis de se préparer à aller à terre chercher la route de Trincomale comme ils le pourraient avec un boy comme interprète auprès des indigènes et de envoyer les dépêches que je leur remis pour y demander des secours. J'espérais amener le navire

78

a s'échouer avant de couler complètement et qu'en le maintenant droit on pourrait arriver à boucher la voie d'eau à l'aide de sca- phandres et à le renflouer avec de fortes pompes ou tout au moins transborder sur le bateau qui sérail venu t noire secours tout ce qu'il aurait été possible de sauver après les existences. A midi 30 lés pompes de la machine lurent noyées; les pompes à main deve- naient alors insuffisantes. Je lis mettre les embarcations à la mer et y lis embarquer des vivres ei de l'eau. Je fis emplir les caisses et charniers du pont et tous les récipients disponibles avec l'eau des caisses à eau de la cale avant qu'elles ne Fussent noyées à leur tour.

I suivre L. FRAGER

CHRONIQUE GÉNÉRALE

Quelques observations botaniques faites aux environs du Mans et dans le département de la Sarthe à la fin de 1893 d).

(Suile aux deux notes précédentes.)

Diplotaxis muralis D C. Marçon, très répandu dans les vignes, 15 septembre.

Diplotaxis viminea D C. Marçon, vigne de la Grande- Borne, 15 septembre; moins répandu que le précédent

Ces deux plantes qui sont mentionnées dans la flore d'Indre-et- Loire (édition de 1833 . comme étant communes, se trouvent ;i peu près dans les mêmes proportions au sud du Loir, partie du dépar- tement de la Sarthe qui joint celui d'Indre-et-Loire. Le l). viminea ne figure pas dans les deux premières éditions de la Petite flore manceUe.

Linum gailicum L. Rouillon, sur la gauche d'une 1 Ce travail pareil par exception dans cette partie de la ttevue.

79 -

petite route neuve, au carrefour de l'Ancenilière, 11 août ; repré- senté par une douzaine de petits exemplaires tout au plus.

Illecebrum verticillatum L. Yvré -l'Évèque, bas d'un champ au-dessous du marais du Verger, 15 août ; beaucoup moins abondante cette année que les années précédentes.

Inula graveolens Desf. Le Mans, au-dessus du bordage des buttes Montfort et au-dessous de Château-Gaillard, assez répandu autour d'un champ consacré cette année à la culture des pommes de terre, 28 août.

A'rtemisia campesiris L. Yvré-1'Ëvêque, au passage à niveau de Foucauge, 15 août; elle se trouvait autrefois un peu plus haut le long d'un talus du chemin de la Trappe d'où elle a disparu par suite j\e l'élargissement de ce même chemin.

Cirsium eriophorum Scop. Marçon, allée en face le château de Loyré, 15 septembre.

Gentiana pneumonanthe L. Yvré-rÈvêque, pré humide au bas du marais du Verger, 6 août.

Erythrœa centaurium Pers. var. capitula Rœm et Sch . (fasciculata Selm.ï. Route de Manie à Neuville, vers le Grand- Hameau, 4 août .

Erythrœa pulchella Horn. Le Mans, champ à droite et derrière la maison du meunier de l'Epau, 16 août.

Salvia officinalis L. Marçon ; je l'y ai trouvée dans les haies, les bois, sur les talus et les terrains en friche qui bordent les routes. J'y ai vu des échantillons jeunes et adultes garnis de graines et assez abondants. Je suis convaincu que cette plante qui se reproduit naturellement, y existe depuis une époque assez éloi- gnée. Je la considère, sinon comme indigène, du moins comme parfaitement naturalisée dans notre département.

La var. angustifolia croît dans les jardins et se rencontre quel- quefois dans les haies, mais elle est beaucoup moins répandue que le type.

80

Stachys annua L. Marçon, champs et jardins autour du bourg, lo septembre.

Teucrium scordium L. Neuville, chemin bas et humide qui conduit du moulin au pont, 4 août.

Ajuga Chamœpitys Schreb. Marçon, talus crayeux au- dessus des caves et du château de Poillé, 15 septembre ; très peu abondant .

Euphorbia Lathyris L. Marçon, champs et jardins autour du bourg, 18 septembre; probablement un reste de la ten- tative de culture, comme plante à graines oléagineuses, faite il y a déjà longtemps par M. Lemeunier.

Paris quadrifolia L. Rouillon, fossés entre un bois et un pré longeant une route, non loin de son embranchement avec celle qui ramène à la Croix-Georgette, 28 août ; en fruit.

Eragrostis megastachya L. Le Mans, boulevard de la Petite-Vitesse, 30 août. Desportes [flore de la Sarthe et de la Moyenne 1838) l'indique ainsi : « Le Mans, le long du chemin du Bourg-Belê. » Comme on le voit, depuis cette époque reculée et malgré la transformation générale du quartier, cette plante s'y trouve encore.

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SOMMAIRE :

BOTAKIQUK POBB:

raphie : Les Onagrariécs portugaises M. Lévn

.Notes sur la Flore de Coonoor [fin Ch. G

Excursions botaniques el herborisations dans le bassin

de l'Argens \ n -tm Mar. Capoduro

Expériences thermo-Dotaniqnes suite \. Sada

Herborisations Sarlhoises II. Lêvkii

Physiologie: i :. agaric prolifique N- \axx

Oi mosénie : Le VerticiUe K.. Acloi

Morphologie : Dimorphisme ••lie/ une Aroïdée congolaise. P. Ddpi is

Cas de mimétisme chez des Crucifères BM von Mi bixbb

Informations Bibliographie.

Revues S »oramaires

1,1 "• j Extraits r| Analyse

r|cs s'|\;il||rs

Correspondance

Petite Correspondance. Ouvrages reçus

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FRANCE :

Un an 6 fï. I Six moi» 3 fr. | Le numéro 0 lr. 25

ÉTRANGER ET COLONIES : Un an 8 lr. | Six mois 4 fr. | Le numéro 0 lr. 30

Adresser les demandes d'abonnements el mandats ;i l'Administrateur de la Revue M. E. Monnoyer, imprimeur-éditeur, L2, place des Jacobins, Le Uani France,

i es abonnements partent do l" octobre ou dn L" janvier de chaque année. Les personm s qui ne se désab< eroul pas seront considérées comme réabonnées.

Toul ce qui concerne la Rédaction doit Être adressée M. H. LÉVEILLÉ

dOi, rue de Flore, Lk Mans (Sarthe). France.

Les Auteurs qui désireraient des tirages à part de leurs Articles pourront s'entendre avec l'imprimeur à ce sujet

BAINS-BUANDERIES

BAIGNOIRES CHAUFFE- BAINS

Spécialité de

CHAUFFE-BAINS

PARISIENS

DOUCHES DE

TOUTES ESPÈCES

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DELAROCHE Aîné, 22, Rue Bertrand, PARIS

Les annonces du MONDE DES PLANTES, sont reçues chez M. AUBERT, régisseur exclusif 22, rue cle la Barre, Faris.

3e Année. N<> 29 1er décembre 1893.

LE MONDE DES PLANTES

REVUE ILLUSTRÉE ET BI-MENSUELLE DE BOTANIQUE

A nos lecteurs

A dater du de Janvier, de nouvelles modifications seront apportées à la Revue, dans le but de l'améliorer. On emploiera des caractères plus fins qui permettront de renfermer plus de ma- tière dans une seule feuille ; la couverture de chaque numéro sera illustrée et de couleur voyante. Le papier sera plus fort ce qui donnera une plus grande netteté à nos illustrations. On nous a demandé de prendre un format plus grand et d'imprimer à deux colonnes. Nous recevrons volontiers les avis de nos lecteurs touchant ce point délicat qui entraînerait une réforme radicale impossible à effectuer au cours d'une année. Nous ne cacherons pas qu'il nous répugne d'abandonner le format actuel qui est le vrai format de bibliothèque. Quant aux deux colonnes, à nos abonnés de décider.

Académie Internationale de Géographie botanique

Voici la lettre par laquelle l'éminent M. Duchartre décline l'honneur de son élection comme directeur de l'Académie interna- tionale de Géographie botanique :

Monsieur et très honoré Confrère, Je m'empresse de répondre à la lettre que vous avez bien voulu m'écrire le 12 du courant, et par laquelle vous m'annoncez que YAcadèmie internationale de Géographie botanique m'a fait l'insigne honneur de me choisir comme son Directeur pour l'année 1894. Ce choix est l'effet d'une fort indulgente bienveillance dont j'ai tout lieu d'être heureux, mais par cela même, la haute distinc- tion qu'elle me confère n'est nullement justifiée. Ainsi que j'ai eu déjà l'honneur de vous l'écrire, la Géographie botanique est l'une t. m. 5

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des parties de notre science sur lesquelles ne porte aucun de mes écrits. On se demanderait pourquoi un homme qui ne s'est jamais occupé de cette branche importante de la Botanique a été chargé de diriger, l'année prochaine, les travaux d'une A>socialion qui en fait l'objet spécial de ses études.

Les malins ne manqueraient pas d'appliquer au présomptueux qui aurait accepté, par simple vanité, une pareille mission le mot bien connu de Beaumarchais : « Il J allait un calculateur, ce fui un daîiscur qui l'obtint. » D'ailleurs, l'heure à laquelle un homme non aveuglé par l'orgueil doit renoncer à toute fonction a depuis longtemps sonné pour moi. Chargé de 82 années, j'éprouve un besoin impérieux de solitude et d'inactivité. Veuillez donc me par- donner si je décline formellement l'honneur immérité qui m'a été fait, tout en vous assurant que j'en garderai précieusement le souvenir. D'ici au 1er janvier 1894, vous avez plus de temps qu'il n'en faut pour trouver un plus digne successeur de l'illustre baron de Mueller, car la liste des membres de V Académie internationale de Géographie botanique renferme les noms de plusieurs savants qui pourront diriger en parfaite connaissance de cause les travaux de cette importante Association.

Agréez, Monsieur et très honoré Collègue, l'assurance de ma plus haute considération. P. DUCHARTRE.

Nous ne pouvons que regretter profondément le refus formel de l'illustre académicien dont la science et l'humilité, compagne insé- parable de la première chez tout vrai savant, ne font que rehaus- ser le mérite.

En présence de cette démission d'une part, des difficultés de pro- céder à temps à un second tour de scrutin et des sentiments connus des académiciens d'autre part, conformément à une décision récente, le Baron Ferd. von Mueller continuera à exercer en 1894 les fonctions de directeur, jusqu'à l'élection de son successeur.

MM. Dr Clos, de Heldreicu, Dr Gillot, Barthe, de Saporta, J. Poisson, Willkomm, IIenriques, Renauld, Olivier, Bollée, Le

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Gendre, Acloque, Bonnet, Battandier, Hy, Trimen, Beal, Bon Ed. Hisinger, Dayvson, Trelease, J. Lange, Bâillon, Beddome, ont adressé à l'Académie des lettres de remerciement en retour de leur nomination dans l'Ordre scientifique international.

M. le DfClos agracieusemeut offert à l'Académie une généreuse offrande dont celle-ci lui témoigne ici publiquement toute sa pro- fonde reconnaissance.

Dans plusieurs Universités américaines, en Asie et de divers côtés on s'occupe activement de la dispersion de Onagrariées ainsi que nous l'apprennent les lettres fréquentes que nous rece- vons de nos collègues.

D'une lettre de M. de Heldreicii le distingué Directeur du Jardin botanique d'Athènes, nous extrayons le passage suivant :

« Je travaille, autant que mes moments libres me le permettent, « aux Onagrariées de la flore grecque et j'espère pouvoir vous « envoyer bientôt le résultat de mon travail pour la publication. »

D'autre part le précieux concours d'un savant russe nous per- mettra de publier sous peu des travaux extrêmement intéressants sur la flore de ce pays.

Dans le du 1er Février nous inaugurerons hRevue des Bévues et la Revue des Sociétés savantes. Ces deux revues renfermées dans nos numéros du 1er du mois remplaceront avantageusement, croyons-nous, les Sommaires et les Comptes Rendus arides et même les Extraits et Analyses souvent fastidieux.

Le 1er janvier la Revue sera adressée à nos abonnés sous bande imprimée à leur nom, ce qui entraînera pour eux l'obligation de joindre 0 fr. 50 à leur avertissement en cas de changement d'adresse, pour permettre sa réimpression.

Notre Médaille

Critiques acerbes, éloges enthousiastes, rien n'a manqué à notre initiative hardie. Nous nous y attendions et nous avons continué notre chemin, comme il convenait, entre les unes et les autres.

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Appuyé sur une collectivité d'Académiciens qui couvraient ainsi la responsabilité de notre éminent Directeur, effrayé lui-même de la témérité de l'entreprise, nous l'avons menée à bonne fin, Audaces fortuna juvat.

11 était bon que dans les cas le port de la médaille serait reconnu impossible, son titulaire put jouir d'un titre public qui l'affirmerait aux yeux de tous comme un homme de sciences et aussi comme un lauréat de notre Académie.

Tout en maintenant énergiquement ce qui a été fait, nous ne parlerons provisoirement dans les décisions futures que des médail- les de vermeil, argent et bronze. La première peut être frappée en or aux frais du titulaire et sur sa demande, l'Académie ne le faisant pas faire pour son propre compte, sauf exception future. 11 n'y a dans notre création aucun empiétement sur les prérogatives des pouvoirs religieux ou civils qui demeurent toujours libres d'autoriser ou de prohiber le port extérieur de nos insignes.

Et puis, dans le temps nous sommes, le sens public est telle- ment faussé par la routine et la tradition gouvernementale qu'il faudra longtemps pour que l'initiative personnelle prenne un libre essor.

Cette initiative nous l'avons prise ; elle a été consacrée par de hautes et chaleureuses approbations. Nous en revendiquons haute- ment la gloire, assurée d'ailleurs par le succès.

Nous avons l'espoir d'organiser l'année prochaine une réunion à Paris pour nous concerter sur les moyens les plus propres à consolider, développer, étendre l'Académie et ses moyens d'action dans la poursuite du but qui est l'objet de ses travaux et de ses efforts.

85 GÉOGRAPHIE

Les Onagrariées Portugaises

L'étude des Onagrariées n'est pas facile à cause de la confusion et de la multiplication des espèces. L'étude des Epilobiums en par- ticulier offre plus de difficultés encore, de l'aveu de Reichenbach, Soyer, Seringe, Spach et Hooker. Là, la confusion est extrême, et Haussknechl lui-même, ce savant monographe qui fait autorité dans la matière, ne semble pas toujours avoir nettement délimité l'étendue de chaque espèce. On pourrait à plaisir, si on voulait, multiplier le nombre des formes. Variétés, hybrides, abondent dans le genre Epilobium. D'ailleurs le meilleur mode de détermination est encore le coup d'œil mieux cet instinct de V espèce qui fait le véritable botaniste.

Nous aurons occasion plus tard de dire nettement ce que nous pensons des espèces actuelles et des espèces réelles d'Epilobium. Aujourd'hui nous avons à publier le résultat de nos détermina- tions concernant les Onagrariées portugaises, nous nous rallierons provisoirement à la classification adoptée par Haussknechl.

En déterminant les espèces suivantes, nous avons rencontré des difficultés spéciales provenant du petit nombre des échantillons, parfois uniques, de leur mauvais état, de l'absence des graines et parfois des fleurs. Nous avons regardé comme caractère princi- pal l'intégrité ou la division du stigmate. Presque toutes les plantes que nous avons eues à examiner avaient ce dernier indivis. Le carac- tère tiré de Yangularitê des tiges ou de l'absence de cette particu- larité nous a permis de séparer dès l'abord les espèces à l'étude en deux grands groupes artificiels. Nous n'avons attaché qu'une im- portance secondaire à la sessililê absolue ou non absolue des feuilles chez certaines espèces.

Nous nous sommes particulièrement mis en garde contre la création trop facile d'espèces ou de variétés nouvelles destinées à rentrer tôt ou tard dans la synonymie. Nous pensons, en elfet, que la création de ces espèces ou variétés nouvelles, en dehors de

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l'observation de caractères importants et saillants, ne peut pas être généralement considérée comme sérieuse, si l'on se base sur la seule inspection d'échantillons d'herbier et si l'on n'a point sous la main des plantes fraîches ou vivantes.

Tout autre, on effet, est le port de la plante à l'état de vie ; tout autre celui de la plante desséchée si bien préparée soit-elle. Nous avons pu observer les unes ei les autres, soit en Europe, soit en Asie, et nous avons pu remarquer avec quelle prudence digne d'éloges Hooker a généralement décrit les espèces qui composent la tlore de l'Inde britannique.

Ni la comparaison avec les grands herbiers, ni le visa des monographes si savants qu'ils soient ne peuvent éviter la création d'espèces temporaires et non viables. La raison en est bien simple : c'est que, aussi, on a affaire à des échantillons secs. De plus, les grands herbiers, même les mieux tenus, n'ont pas toujours leurs espèces exactement classées. Enfin, les monogrâpbes, habitués par leurs éludes reslreintesà l'observation des détails, sont souvent portés, plus que tous autres, a regarder comme des espèces ou des variétés, des formes purement accidentelles.

Dans l'énumération qui va suivie, nous serons donc extrême- ment prudent. Nous donnerons tout d'abord les déterminations certaines, puis nous dirons quelles sont celles qui nous ont paru douteuses et celles que l'on peut peut-être considérer comme nou- velles. Aurons-nous entièrement échappé à recueil que nous signa- lions tout à l'heure ? 11 serait présomptueux de l'affirmer.

ÉNUMÈRATION DES ESPÈCES :

Epilobium lanceolatum Seb. et Maur. Serra do Gérez : Caldos. Leg. A. Moi.i.r.ii. Juin 1800.

Epilobium hirsutuin L. Arredores de Coimbra : Aura. Leg. M. Ferrcira. Juillet 1890. Vinhaes. leg. Costa Lobo. Sep- tembre 1882. Soure. leg. Moller. Juillet 1890. Arredores de Coimbra, entre Souzellas e Ponte de Villela. leg. M. Ferreira. Juillet 1802.

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Epilobium montanum L. var. Sylvaticum Boreau. Buarcos. leg. J. Henriques. Août 1881.

Epilobium collinum Gmel.Pedras Salgados. leg. D. M. Hen- riques. Juillet 1881. Bussaco. leg. J. Henriques. Juillet 1879.

Epilobium parviflorum Schreb. Caldas de Monchique. leg. A. Moller. Juin 1887. Arred. de Coimbra : S. Paulo. leg. M. Ferreira. Juin 1879. Montargil. leg. Cortezao. Juin 1883. Coimbra : Ribeira de Corelhas. leg. M. Ferreira. 1876. Buarcos. leg. J. Henriques. Août 1881. Faro : Atalaia. leg. J. J. Pères. Août 1883.

Epilobium